»Les pieds dans l’eau » : un site récréatif voué à la lutte contre la pollution de l’environnement

(Par Clarisse AUKUMWANA, sous la direction de Yves KALIKAT)

Au moment où l’humanité se mobilise contre la pollution de l’environnement et le réchauffement climatique, des particuliers s’investissent pour aménager des sites susceptibles d’offrir à leurs hôtes des cadres récréatifs en harmonie avec la nature. C’est dans cette optique qu’a vu le jour, il y a quatre ans, un site dénommé  »Les  pieds dans l’eau’‘. A travers ce reportage,  »Forum des As » vous fait découvrir ce lieu d’attraction, prisé par les défenseurs de la nature.

Logé en plein cœur de la cité de Kinkole, dans la commune de N’Sele, ‘‘Les  pieds dans l’eau’‘ est un site récréatif aménagé au village Kibomango. Implanté à 700 mètres de la route nationale n°1, aux abords du Pool Malebo, cette aire touristique attire chaque week-end de nombreuses familles et des vacanciers qui viennent se détendre autour d’une rivière artificielle.

Il est 10 heures ce dimanche 18 juillet lorsque le taxi-jaune, loué par notre équipe, se pointe au portail de notre parcelle, au quartier Bon Marché, dans la commune de Barumbu. Moi et mes deux sœurs, Ruth Mutunda (24 ans) et Nephtali Kabeya (19 ans), exultons déjà de joie en imaginant la journée que nous allons passer au site touristique  »Les  pieds dans l’eau », que j’ai découvert sur Facebook, en visionnant les photos des internautes qui s’y sont rendus. Pour ne pas être seules, nous avons invité un ami, Berfol, pour nous tenir compagnie au cours de ce week-end.

Formalités d’accès

En trente minutes, notre délégation arrive au bout du trajet, après avoir sillonné le long Boulevard Lumumba et son extension, la Nationale n°1. Lorsqu’à 10h30, notre taxi stationne à l’entrée du site récréatif, nous poussons un soupir pour avoir eu la baraka de ne pas rencontrer des embouteillages sur ce tronçon d’ordinaire très fréquenté.

Pour accéder dans cette aire touristique, chacun doit débourser 10 dollars, montant qui permet aussi au visiteur de se baigner dans la rivière artificielle. Au parfum de ces conditions, nous nous sommes momentanément séparés de notre chauffeur au niveau du parking environnant, ayant récupéré nos bagages. Dans nos trois sacs, nous avons prévu nos maillots de bain et quelques accessoires.

Une fois devant la barrière, nous nous sommes acquittés de nos 40 dollars de frais d’accès auprès d’un gardien costaud qui avait l’air vigilant. Comme nombre d’autres visiteurs en règle, notre hôte nous a revêtus d’un bracelet orange en carton, que nous devrions garder durant tout notre séjour dans ce site récréatif.

Un environnement à l’abri de pollution

Légers comme l’air, nous avons franchi la barrière, fiers de nos tenues décontractées. Moi et mes deux sœurs, nous nous sommes convenues d’arborer, chacune, un chapeau de paille ainsi qu’un tee-shirt et une culotte noirs. Bien sûr, avec une paire de baskets noirs. Berfol, lui, a jugé mieux de revêtir un survêtement sportif rouge et blanc.

Devant nos yeux, se dresse un petit pont en bois. Nous l’enjambons vite, et nous voilà devant un magnifique paysage : une rivière à couleur verte, cernée de sacs de sable, entourée d’une grappe de bambous et d’autres plantes aux feuilles vertes. Tout aux alentours, quelques hangars couverts de tôles, qui servent d’abris aux touristes de circonstance.

Se débarrasser d’ordures

Sur le lieu, la promenade est aisée. Le sol, jalonné de sable et de pelouse, est régulièrement balayé et entretenu. Quelques poubelles sont déployées ci-et-là pour accueillir des ordures.  La propreté est au rendez-vous. Et l’air bien pur.

Le plus grand pôle d’attraction ici, c’est la rivière artificielle, aménagée sur trois niveaux, avec de petites chutes artificielles, provoquées par des sacs de sables. Contrairement à plusieurs rivières de la ville, qui sont devenus des dépotoirs des ordures ménagères, la rivière de ce site inspire confiance.

En sécurité, les poissons slaloment en toute quiétude dans cette eau à l’apparence verte, sans troubler les nageurs occasionnels. En maillots de bain,  »les vacanciers » se sentent aux anges. A loisir, ils plongent dans la rivière. Soit pour nager, soit juste pour tremper leurs pieds dans l’eau.

Cadre de socialisation

Aux nageurs profanes, le site prête des bouées de sauvetage pour qu’ils ne puissent se noyer. Des ballons de football sont aussi offerts aux hôtes pour jouer dans l’eau. Hommes, femmes, jeunes et enfants, Congolais et expatriés sympathisent. Formant des équipes spontanées, ils se lient d’amitié et communient dans un langage que seul le sport peut véhiculer.

Plongées dans cet univers, moi et mes sœurs, nous nous sentons emportées dans cette ambiance féérique. Bien que novice dans la natation, j’ai du mal à quitter cette rivière dépouillée d’immondices. Sous les regards attentifs de Bertol qui n’a pas préféré nous rejoindre dans la rivière, nous nous laissons aspergées par les cascades de chutes d’eau, adossées sur les sacs de sable.

Sur les rivages sablonneux, des chaises et tables en plastique, estampillées de la  marque d’une bière locale, sont aménagées pour accueillir les hôtes qui viennent se désaltérer et déguster les bons plats concoctés par les détenteurs du lieu.

A 20 dollars, on a droit à un buffet mixte : chikwange, frites, bananes plantains, cuisses, poulets, poissons braisés, « liboke » (poissons frais préparés dans des feuilles vertes)… Ils proposent aussi bière et boissons sucrés aux convives, moyennant au moins 3 dollars la bouteille.

En fin d’après-midi, nous décidons de lever l’ancre pour regagner nos domiciles. Le temps de trotter jusqu’à la barrière et de retrouver notre taximan au parking. Quand le véhicule vrombit et s’ébranle vers Barumbu, nos cœurs emportent une dose de nostalgie de  »ce paysage qui nous a fait humer l’air frais de la campagne dans la périphérie de ce milieu urbain’‘.

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