Les prévenus du procès des massacres de Yumbi

*La Haute Cour militaire fixe la prochaine audience au 6 juillet 2021.

Le procès des massacres de Yumbi, dans la province du Maï-Ndombe, s’est ouvert le mardi 25 mai, à la Haute Cour militaire, siégeant en matière répressive au premier degré dans l’enceinte de la prison militaire de Ndolo.

L’audience a essentiellement porté sur l’identification des prévenus et la vérification de la saisine sur les 79 prévenus cités comme auteurs et co auteurs des infractions commises à Yumbi, 5 ont été absents.

Le général de brigade Jean-Michel Kabeya, président de la composition, a, après appel nominal, insisté sur la nécessité de régulariser la saisine pour les dix prévenus non en règle et de déférer par devant lui ceux qui sont à Yumbi et à Kinshasa mais qui n’ont pas encore été touchés par les exploits de la Justice.

Selon l’auditeur général, ces prévus sont poursuivis pour 10 préventions. A savoir, les crimes contre l’humanité par meurtre, les  crimes contre l’humanité par transfert forcé de population, crimes contre l’humanité par déportation, association de malfaiteurs, incendie volontaire, la destruction méchante, violation de consignes, tentative de vol, détention illégale d’arme et munitions de guerre, usurpation de ténue de la Police nationale Congolaise.

 Après identification des prévenus, les parties ont sollicité de la Haute Cour militaire une remise pour accéder à certaines pièces. Après débat, les juges ont levé la séance en renvoyant la cause au 6 juillet 2021.

Ce procès concerne les présumés auteurs des massacres qui ont été perpétrés les 16 et 17 décembre 2018 à Yumbi, au cours d’un affrontement entre les communautés de Banunu et Batende.

Les tensions ont commencé après la mort du chef de Banunu, Mantoma Fédor, décédé à Kinshasa pendant un séjour privé, le 2 décembre 2018. Sa mort a provoqué des tensions car sa communauté a jugé bon de l’enterrer, la nuit du 14 au 15 décembre, dans la parcelle familiale, là où aurait été inhumé son père, dans une terre estimée appartenant à la communauté Batende.

Cet enterrement a été mal perçu par les Batende qui n’ont pas digéré qu’un chef coutumier d’une autre communauté soit enterrée sur leur terre. Ils se sont donc opposés à cet enterrement. Ce qui a occasionné des massacres.

Le premier assaut a eu lieu le 16 décembre 2018, dans la cité de Yumbi. Le jour suivant les villages Nkolo II, Bongende seront attaqués et incendiés.

Le rapport des Nations unies, publié en mars 2019, faisait état de 535 morts et de plusieurs déplacés, alors que celui du ministère congolais des Droits Humains affirmait s’est conclu en affirmant que les autorités politico-administratives de Maï-Ndombe auraient dû prendre des mesures adéquates pour éviter ces évènements.

Orly-Darel NGIAMBUKULU

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