Pour augmenter la production des agriculteurs au plateau de Bateke à Brazzaville : Yves Kwibuka suggère d’améliorer les densités de plantations, les variétés de manioc, un meilleur suivi des terres

A la Conférence internationale sur l’Afforestation et le Reboisement (CIAR) plusieurs chercheurs ont présenté les résultats de leurs études. C’est le cas du docteur Yves Kwibuka Chargé de la recherche en développement de la société des plantations forestières de Bateke de Brazzaville et coordonnateur des activités agricoles. Il suggère une autre approche pour améliorer la production des agriculteurs au Plateau de Bateke, en améliorant la densité des plantations, de changer les variétés de manioc…

Dans sa présentation au slide events organisé par le Centre international de Recherche en Foresterie  et le Centre international pour la Recherche en Agroforesterie (CIFOR-ICRAF) l’expert a tablé sur les performances socio-économiques et écologiques des systèmes agroforestiers des acacias et manioc au Plateau de Bateke à Brazzaville.

Au cours de son intervention, il a démontré les avantages socio-économiques des systèmes d’agroforesterie utilisés en Afrique centrale plus précisément en République démocratique du Congo, notamment avec les projets Mampu, N’sio.

“Nous nous sommes intéressés à l’aspect contextuel qui est marqué par le fait que l’Etat qui actuellement est en train de cibler les stratégies qui vont pouvoir regrouper à la fois les bénéfices générés par le marché de crédit carbone. Mais aussi les enjeux actuels qui consistent à trouver des solutions sur la demande croissante des produits agricoles pour nourrir la population toujours plus grandissante”, a expliqué le docteur.

Amélioration de plus au moins 50%

Il est nécessaire pour le gouvernement de répondre non seulement au besoin de se ravitailler en nourriture de la population mais aussi de répondre en terme d’énergie, pour la cuisson et d’autres services de première nécessité. Or, le sol du plateau des Bateke n’est pas naturellement riche en terme de fertilité. Ici on récolte moins de volume de manioc que dans les autres endroits où le système d’agroforesterie manioc-acacia a été implanté.

Aussi, l’expert préconise une autre approche pour plus d’impact, de rendement.

“Nous avons commencé par faire un diagnostic pour identifier le problème. Comprendre pourquoi le système agroforestier implanté à Mampu en RDC, ne réussi pas ici au Plateau de Bateke. Nous avons remarqué qu’il y a des problèmes de pratique cultural. Il nous faut d’abord améliorer les densités de plantations, ensuite changer les variétés de manioc utilisés et enfin la bonne gestion des mauvais herbes dans les plantations. Et aussitôt comment  faire le cerclage, ces méthodes de travail que souvent beaucoup d’agriculteurs ne maîtrisent et qui portant joue un rôle décisif dans le rendement. A travers notre étude ous démontrons qu’en investissant sur ces méthodes le rendement s’améliore de plus au moins 50%.

Fyfy Solange TANGAMU depuis Brazzaville

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