Fruits des résultats d’une étude : Les chercheurs du Cifor-Icraf proposent des pistes pour faire bénéficier les populations locales

Plusieurs panels et side events se sont tenus simultanément au cours de la deuxième journée de la 1er Conférence internationale sur l’Afforestation et le reboisement (CIAR).  Le Centre international en Foresterie et le Centre international pour la Recherche en Agroforesterie (CIFOR-ICRAF) a pour sa part, souligné l’importance de l’implication des communautés locales des peuples autochtones dans les projets d’afforestation.

 « La conservation des forêts tropicales est difficile si les personnes qui utilisent ces forêts ne sont pas compensées pour les services environnementaux que leurs forêts fournissent à la communauté mondiale », a indiqué Grâce Loubota Panzou, enseignant chercheur à l’Universite Denis Sassou Nguesso, lors de la présentation d’une étude nommée “dynamique des populations et avantages socioéconomiques des plantations forestières et agroforestières sur les communautés locales et les populations autochtones »

Or, les plantations forestières et agroforestieres peuvent générer des co-bénéfices sociaux et environnementaux considérables pour les populations locales et les peuples autochtones si elles sont basées sur le reboisement multi-espèce et la réhabilitation des exploitations agricoles et des forêts communautaires.

Pour ce, l’expert a proposé trois types de projets pour faire bénéficier les communautés locales et les peuples autochtones, de retombées de leurs forêts. Il s’agit entre autres de l’Agroforesterie communautaire, les forêts de régénération, et l’Agroforesterie par jachère.

Cette étude menée dans le cadre du projet Recherche appliquée en écologie et en sciences sociales en appui à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (RESSAC)  a aussi relevé d’autres volets essentiels dans la recherche des solutions à la préservation des forêts. Les  scientifiques ont démontré que le modèle de « gratuité des services écosystémiques » ne peut permettre de sauvegarder l’environnement.

Une part de carbone séquestré par les forêts est restituée

Selon eux, une part importante de carbone séquestré par les forêts a été restituée par la déforestation. Cette part représente environ 5 millions d’hectares de forêts perdues chaque année dans le monde. 95% de cette perte survient en régions tropicales.

Il est donc nécessaire que les projets forestiers et agroforestiers profitent pleinement aux communautés locales et aux peuples autochtones. Pour cela, les scientifiques proposent entre autres, l’implication de ces communautés comme principaux bénéficiaires. Cela leur permet de conserver l’influence sur les décisions de gestion des terres.

 Les résultats de cette étude ont permis aussi de revoir les failles remarquées dans plusieurs projets de reboisement dans les pays à faibles revenus et proposer des pistes de solutions pour atteindre les objectifs escomptés par les porteurs des projets.

Cette première Conférence internationale sur l’Afforestation et le Reboisement se veut un cadre de partage d’expérience et de mise en place d’une stratégie commune et mondiale pour augmenter la superficie forestière. Les scientifiques africains et internationaux ont ainsi l’occasion de collaborer, révélés leurs recherches au profit de la conservation des forêts dans le monde. Un lieu approprié pour le CIFOR-ICRAF de montrer le rôle de la recherche dans le processus de la construction d’un monde meilleur en protégeant les forêts. Ceci en approfondissant la connaissance sur des  arbres, notamment leur rôle, leur importance dans la résolution de différentes crises mondiales.

Fyfy Solange TANGAMU depuis Brazzaville en République du Congo.

 

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