Eve Bazaïba sollicite la tenue de la 2ème édition du CIAR à Kinshasa

La ministre d’Etat, de l’Environnement et développement durable de la RDC, Eve Bazaïba, est intervenue, hier jeudi 4 juillet à la première Conférence internationale sur l’Afforestation et le Reboisement (CIAR), qui se tient à Brazzaville. Dans son speech, elle a sollicité, la tenue de la deuxième édition de la CIAR en RDC.

Pour cette troisième journée dite segment ministériel, Ève Bazaïba, a dans son allocution, mis un accent particulier sur la nécessité de mobiliser plus de ressources pour parvenir à réaliser une reforestation des masses dans les pays du bassin du Congo.   » La mise en œuvre et le financement de ces solutions salutaires pour l’humanité dépassent les capacités de nos États. D’où, la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération internationale existant et mettre sur pied d’autres mécanismes selon le besoin. Brazzaville nous offre cette opportunité « , a -t-elle déclaré.

 Tout en plaidant pour la paix dans la sous-région.  » Je ne saurais terminer mon mot sans rappeler la nécessité de l’afforestation et du reboisement avec l’épineuse question de conflit entre les Etats. Comme c’est le cas en RDC, où nous sommes victimes d’agression. Quand nous dénonçons, c’est pour pousser les pays d’Afrique a privilégié la collaboration, la paix, l’harmonie et l’unité « , a déclaré Eve Bazaïba.

«L’arbre nous accompagne tout au long de notre vie»

 Ève Bazaïba a, par ailleurs, exhorté les participants à tenir compte de la protection et de la valeur de l’arbre pour que cela soit intériorisé dans toutes les générations. Car, explique-t-elle, l’arbre est présent sur l’ensemble du parcours de l’homme, de sa naissance jusqu’à sa tombe. «  L’arbre nous accompagne dans notre vie, et l’arbre nous accompagne à notre dernier jour. Nous recommandons aussi que l’arbre soit l’arbre à palabre pour la réconciliation, la paix en Afrique et dans notre région « , a-t-elle précisé.

 La RDC s’emploie également à protéger les espaces en dehors des aires protégées en développant une stratégie de conservation en dehors des aires protégées. Eve Bazaïba a saisi l’occasion pour annoncer la construction d’un bâtiment qui abritera le premier centre de surveillance forestière du pays.

  » Nous avons pris la décision de suspendre l’exportation des grumes pour diminuer la pression sur la forêt « , a fait savoir l’intervenante.

Soutenir le financement durable et innovant

 Les experts ont, au cours de cette journée, présenté des résolutions dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie globale pour une synergie d’action en faveur de la préservation des forêts du Bassin du Congo. Paul Bertaux, rapporteur du Segment des experts a fait la lecture de quelques recommandations de ces assisses. Il a entre autres cité : soutenir le financement durable et innovant, mobiliser le financement à grande échelle y compris la finance carbone des partenariats publics et privés le payement pour service environnementaux et tout autre financement vert.

 Intégrer les communautés locales et peuples  autochtones, l’inclusion de ces derniers dans les projets de reboisement en leur accordant des ressources nécessaires et les meilleurs techniques de plantation. Promouvoir des solutions basées sur la nature des plantations forestières et agroforestières et autres solutions naturelles abordables comme alternative à la production des biens et des services du bois d’énergie et du bois d’industrie.

Fyfy Solange TANGAMU depuis Brazzaville en République du Congo

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