Eglise, partenaire idéal pour le développement de la nation

(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)

Dans les publications précédentes, nous avons relevé les dangers et les règles fondamentales pour un partenariat adéquat.

Face aux enjeux de la mondialisation où chaque nation cherche à s’accaparer les grandes richesses et asservir les autres partenaires, l’Eglise, qui est le pilier de la vérité, de la justice, de la repentance et de la réconciliation, devait jouer son rôle de protéger, de préserver, de gérer, de dominer la terre.

LA MARCHANDISATION DE L’HOMME

En lisant le livre « les Nouveaux pouvoirs » d’Alvin Toffler (publié dans les années 1990), nous réalisons que les différentes situations actuelles ont été préméditées depuis très longtemps. En effet, il annoncera la création de plusieurs concentrations politiques, économiques et religieuses pour appauvrir davantage les populations, et en faire des marchandises de moindre valeur.

Nous retrouvons ces assertions dans le livre d’Apocalypse 18.9-13 où les ressources surtout matérielles auront beaucoup plus d’importance que l’être humain. C’est la cause des guerres meurtrières pour l’accaparement des ressources. La RD Congo a plus de dix millions de morts, des centaines de milliers de viols, des orphelins, des veuves, des drames dans les camps de déplacés… Une indifférence totale dans le monde. Hormis certaines déclarations émouvantes et des timides condamnations, des actions concrètes pour arrêter cette atrocité ne sont pas entreprises. Les complicités nationales et internationales sont souvent évoquées.

LE ROLE DE L’EGLISE DANS LA RESOLUTION DES CONFLITS

L’Eglise, par sa capacité à mobiliser et sensibiliser la population, peut contribuer efficacement à la réduction de la souffrance et la misère, si elle accomplit ses trois missions de base.

Sa première mission est d’enseigner, c’est-à-dire d’informer ses membres sur les vertus d’intégrité, de patriotisme, d’honnêteté, de justice, de vérité, de compassion, d’amour du prochain. Nous constatons le manque de civisme dans le comportement des compatriotes. L’Eglise doit motiver les fidèles à rejeter les antivaleurs de la cupidité effrénée, de la corruption, de l’injustice, de la méchanceté, de la haine…, qui sont à la base de l’effritement de la société.

La deuxième, est de former, de rendre capable par l’apprentissage, la répétition cette masse analphabète, non formée à la prise en charge de son environnement.

La troisième est d’accentuer la création des activités dont les écoles, les universités, les centres hospitaliers, l’agriculture, les oeuvres de bienfaisance.

 Cette implication de l’Eglise, avec les ressources humaines, matérielles et financières dont elle dispose, dans son partenariat stratégique avec le gouvernement civil, pourrait aider le pays à juguler les différentes crises socioéconomiques et assurer le bien-être de la population.

Le développement d’une nation dépend de la qualité de formation de ses citoyens dans les trois missions. La Suisse, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud, le Japon… avaient connu les mêmes problèmes que plusieurs pays subissent à ce jour. L’implication des principes bibliques d’amour, d’intégrité, de travail bien fait, … dans tous les domaines de la société avait suscité la confiance de tous les acteurs politico-économiques.

LA FAILLITE DES GRANDES CONCENTRATIONS

Les grandes concentrations économiques, religieuses et politiques ne permettront pas l’émergence des nations faibles. Nous voyons les conflits dans l’Acna (Etats-Unis, le Canada et le Mexique), dans le Comsur (les pays d’Amérique latine et du Sud) ; au sein de l’Union européenne (surtout entre les Nordiques et les Latins) ; l’Asean et les autres nations en Asie (la Chine, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud…) ; en Afrique entre les pays francophones et anglophones, l’incapacité des structures telles que l’Ohada et autres à améliorer les conditions sociales …

 Malgré les différents accords de libre-échange et d’intégration régionale, chaque nation cherche  à préserver sa souveraineté. Des barrières subtiles et des avantages sournois sont accordés à des entreprises ou à des particuliers pour conquérir des nouveaux marchés. Ces accords ne sont acceptés que dans la mesure où le pays est assuré de déplumer ses partenaires. Car les conditions sociales et économiques sont biaisées sciemment.

Les gouvernements devraient s’appuyer sur l’Eglise pour accélérer les réformes et résister aux nombreuses pressions auxquelles ils seront confrontés. L’Eglise, par la diversité de compétences et de l’expertise de ses fidèles, pourrait contribuer au développement.

La dette, la garantie souveraine et le service de la dette (les charges financières y afférentes) sont devenus les terrains privilégiés des prédateurs. En effet, sachant que les pays raffolent des aides, les dons,… ils ne lisent pas suffisamment les clauses des contrats. C’est ainsi que plusieurs pays ont perdu leurs souverainetés au profit de leurs créanciers à la suite de l’insolvabilité et des contraintes liées aux contrats.

La grande crise financière et économique qui sévira dans très peu de temps, ébranlera toutes les couches sociales. A l’instar de la famine qui avait frappé l’Egypte du temps de Joseph, et les greniers qui devaient être érigés pour survivre pendant les vaches maigres, il est judicieux que l’Eglise déverse sa sagesse pour sauver la nation.

LES CONDITIONS DE REUSSITE DES REFORMES

Toutes les réformes envisagées par les gouvernants civils n’auront aucun résultat probant. Au contraire, elles vont encore empirer la situation. Pendant qu’il est encore temps, que le gouvernement s’associe avec l’Eglise dans la production agricole et l’exploitation de toutes les ressources nécessaires.

Les élèves, les étudiants, les policiers, les militaires… constituent un groupe très important. Ils peuvent tous être des entités génératrices de revenus pour résoudre la malnutrition et les problèmes sanitaires. Que les centres de recherches, en collaboration avec nos autorités coutumières, puissent valoriser les différentes techniques culturales appropriées à notre environnement.

Ainsi, la vérité, la justice, la repentance et la réconciliation seront le socle de toute négociation, de tout partenariat et du développement. Que l’Eglise intensifie ce message dans toutes les couches de la société.

 Les gouvernants ont l’obligation de protéger la population contre toute invasion spirituelle, physique, intellectuelle. Pour cela, ils doivent s’associer avec toutes les forces vives de la nation. Il faudrait tendre la main. Ces forces sont disponibles et disposées de travailler.

Les gouvernants ne doivent pas se précipiter dans la signature des accords, des conventions, des traités… Il faudrait profiter de la sagesse et des révélations spirituelles. Car Si Dieu ne bâtit une maison, en vain les bâtisseurs bâtissent (Psaumes 127).

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