AGRESSION ET EXPLOITATION DES MINERAIS DE LA RDC : Et si Kinshasa organisait des conférences en Afrique du Sud

L’agression de la RDC par le Rwanda via ses supplétifs du M23 ainsi que l’exploitation de ses minerais dans la partie orientale de son territoire occupent le devant de l’actualité politique depuis plusieurs années. Particulièrement ces derniers mois, au cours desquels jamais actualité n’a été autant commentée face au silence considéré complice de la communauté internationale. Des propositions sur les voies et moyens de faire entendre la voix de la RDC ne tarissent pas non plus. La dernière proposition en date est celle du Pr Fweley Diangitukwa, directeur de Think Tank, Congo libre démocratique (CLD). Celui-ci estime que, pour le gouvernement, la solution urgente est d’organiser des conférences publiques en Afrique du Sud, dans des universités et dans d’autres cercles et/ou centres intellectuels.

Pour le numéro un de CLD, «la solution la plus urgente est, pour le gouvernement, d’organiser des conférences publiques en Afrique du Sud : dans des universités et dans d’autres cercles/centres intellectuels pour faire circuler la vérité sur l’histoire politique de la RD Congo dans ses relations avec les conflits et l’exploitation des minerais dans la partie Est»,

Le choix de ce pays d’Afrique australe est justifié par le fait qu’il est une ancienne colonie britannique or la Grande-Bretagne fait partie des pays qui soutiennent la guerre de prédation menée par le Rwanda dans l’Est de la RD Congo.

Et de renchérir en étayant ses arguments: «N’oublions pas que l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, a longtemps été conseiller politique de Kagame. Il est urgent de contrer les propos mensongers de Thabo Mbeki».

Politiste et écrivain très prolifique, Fweley Diangitukwa se demande si le pouvoir légal de Kinshasa comprend correctement et clairement les enjeux et la nécessité de réagir urgemment en organisant ces conférences publiques qui doivent apporter de la lumière sur cette agression que d’aucuns appellent avec raison la guerre business.  La diaspora congolaise en Afrique du Sud  a le devoir patriotique de prendre le devant avant que Kinshasa politique n’intervienne, estime le directeur de Think Tank, Congo libre démocratique. Qui ajoute : «Notre ambassadeur en Afrique du Sud et nos ambassadeurs qui sont aux Nations unies, à New York et à Genève, doivent prendre ouvertement la parole pour fixer l’opinion internationale». 

Et au sujet de ces conférences à organiser, ce ne sont pas des compétences avérées qui font défaut dans ce pays. Des spécialistes dans les domaines (politique, histoire, ethnologie, ethnographie, etc.) à aborder au cours de ces rencontres pullulent en RDC.

Il suffit que le Gouvernement mette le paquet qu’il faut pour que ses ambassadeurs fassent bien entendre sa voix. La nation est en péril ; tous les moyens sont bons pourvu qu’ils aident à apporter la solution au problème existentiel des millions de Congolais. Kléber KUNGU

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