Cérémonie d’échange de vœux avec l’Association congolaise des banques : Le gouverneur de la BCC se fixe l’objectif d’une faible inflation d’ici la fin de l’année

La Banque Centrale du Congo (BCC) garde espoir pour l’année 2024, malgré des projections économiques mondiales incertaines. Lors d’une cérémonie d’échange de vœux avec l’Association congolaise des banques, le vendredi 1er mars dernier, le gouverneur de la BCC, Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi, a indiqué nourrir «de grands espoirs pour l’année en cours».

En effet, selon elle, des signes encourageants sont déjà perceptibles depuis le début de cette année. L’inflation a ralenti par rapport à 2023 et la dépréciation du taux de change est moins importante qu’auparavant. La BCC observe même «une forte tendance à la stabilité», des cours sur les marchés interbancaire et parallèle.

«Nous avions de grands espoirs pour l’année 2024, espérant une croissance solide par rapport aux projections régionales. Nous espérions également une décélération de l’inflation, et nous avons déjà constaté certains signes en ce début d’année. En effet, la dépréciation de notre monnaie est bien plus importante au cours des deux premiers mois de 2023 que ce que nous avions observé jusqu’à présent. De même, nous avons remarqué une décélération de l’inflation par rapport à l’année précédente, avec une augmentation moins importante», a expliqué Mme  le gouverneur de la BCC.

Sur le plan des objectifs, la BCC vise une inflation inférieure à celle de 2023 ainsi qu’une dépréciation monétaire moins marquée. Pour y parvenir, elle s’engage à poursuivre les réformes nécessaires au travers de sa politique monétaire.

«En ce qui concerne les taux de change, nous constatons une forte tendance à la stabilité, que ce soit sur le marché interbancaire ou parallèle. Nous espérons que cette tendance se poursuivra, mais nous ne nourrissons pas d’espoirs vains. En ce qui concerne l’action de la Banque centrale, nous sommes déterminés et résolument engagés à poursuivre les réformes nécessaires pour atteindre nos objectifs, à savoir une inflation plus faible en fin d’année par rapport à celle de 2023, ainsi qu’une moins grande dépréciation des taux de change. Bien entendu, nous sommes conscients que l’action de la politique monétaire et des échanges ne peut à elle seule assurer la stabilité économique», a déclaré Malangu Kabedi.

Néanmoins, la gouverneure est consciente des limites d’une action seule de la BCC. Il rappelle qu’une «stabilité économique durable» dépend aussi d’autres facteurs comme la conjoncture internationale.

Si les premiers signaux sont positifs, la RDC table donc sur une amélioration continue de sa situation économique en 2024. La BCC devra néanmoins œuvrer avec détermination pour concrétiser les espoirs placés dans la décélération de l’inflation et la stabilisation monétaire.

2024, UNE ANNÉE PROMETTEUSE POUR L’ÉCONOMIE CONGOLAISE

Le n°1 de la BCC, Marie-France Malangu Kabedi, s’est montrée optimiste quant aux perspectives économiques pour l’année 2024.

«Nous voyons un certain nombre d’éléments qui peuvent donner l’espoir pour l’année 2024 qui s’annonce celle des résultats favorables que celle de 2023 », a déclaré la gouverneure. Elle a cependant reconnu que 2023 a été une année difficile sur le plan économique, avec des défis tels que la guerre dans l’Est du pays et les catastrophes naturelles.

Selon Mme Malangu Kabedi, 2024 sera marquée par des défis à relever, notamment concernant le taux de change, le marché des biens et services, le renforcement de la réglementation financière pour une meilleure inclusion financière. Elle compte sur la disponibilité de l’ACB à travailler avec la BCC et les autorités pour accompagner le développement économique du pays.

UNE CÉRÉMONIE TRADITIONNELLE POUR TABLER POUR FAIRE LA RETROSPECTION

De son côté, Guy Robert Lukama, président de l’ACB, a souligné que l’événement visait à dresser un bilan de l’année écoulée et à projeter l’avenir. Il a mis en avant les réformes engagées pour renforcer la surveillance des risques dans le secteur financier et rendre le système plus résilient.

Ces réformes incluent le réajustement des instructions en matière de gouvernance et de contrôle interne, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que la mise à jour des mesures de prévention de la prolifération des armes de destruction massive.

Les acteurs financiers se montrent donc optimistes pour 2024, tout en restant vigilants face aux aléas économiques et géopolitiques pouvant impacter les perspectives de croissance du pays. La BCC et les banques commerciales se disent prêtes à relever les défis pour assurer la stabilité du secteur et accompagner le développement de l’économie congolaise. Christian-Timothée MAMPUYA

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