Après les jeux, les vrais enjeux …

Retour sur terre. Exit le virtuel. Place au réel. A la réalité vraie. Avec la clôture des jeux de la francophonie, la bulle ludique se dégonfle. Le train-train reprend ses droits. Tous ses droits.

 Finie la trêve. Le « roi dollar » récupère sa couronne. Si tant est qu’il ait vraiment abdiqué. La devise américaine s’est même invitée, via la chanson, au stade des Martyrs par deux fois. A l’ouverture des jeux et hier à la clôture. Un véritable pied de nez à ceux qui voulaient l’éviter.

Déjà insubmersible face à l’illusion de l’appréciation de la monnaie nationale, la valse des étiquettes n’a même pas connu de pause. Pas de bon augure pour la rentrée scolaire qui intervient dans un mois.

Pas sûr que les instructions du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique soient appliquées par les responsables d’écoles. En tout cas, ce n’est pas la première fois que la tutelle y va de ses directives d’avant rentrée des classes. Cela fait même partie du rituel à la lisière de chaque année scolaire. La suite, tout le monde la connait.    

Autre échéance autrement plus coriace que les jeux de la francophonie, les élections de décembre 2023. Bien malin celui qui pourra parier sur la tenue effective des scrutins dans cinq mois ! Tant les hypothèques ressemblent presque toutes à des travaux d’Hercules.

Si on peut apprécier et souligner le volontarisme du team Kadima, il sied de paraphraser le Maréchal Mobutu en disant que le Président de la CENI n’est pas un magicien. Seul, il ne peut rien. Mais, avec le concours de toutes les parties prenantes, il peut tout. Toutes les parties prenantes ? Avec les fonds, c’est justement le paramètre qui manque… le plus.

Autant dire que l’effet anesthésiant des jeux s’étant estompé, le grand malade qu’est la RDC  renoue avec ses sensations. Quand le rêve est trop long, le réveil est brutal, dixit le rappeur franco-congolais Ninho. Il n’a pas tort. Comme quoi, les jeux passent, les enjeux demeurent.        José NAWEJ

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