Kinshasa : des experts de la SADC réfléchissent sur la gestion des risques de catastrophes

*Placés sous le haut patronage du Président Tshisekedi, ces travaux balisent la voie à la réunion du Comité des ministres que le VPM Peter Kazadi va présider ce jeudi 25 mai.

Kinshasa abrite, depuis hier, la réunion du Comité des hauts fonctionnaires en charge de la gestion des risques liés aux catastrophes. Prévue du 23 au 25 mai courant, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Comité des ministres des Etats membres de la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) qui ont pour attribution la gestion des risques de catastrophes. 

Placés sous le haut patronage du Président Félix-Antoine Tshisekedi, les travaux des experts balisent la voie à cette réunion ordinaire des ministres que le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, M. Peter Kazadi Kankonde, va présider demain jeudi 25 mai au Fleuve Congo Hôtel.

Ouverte hier par le Secrétaire général à l’Intérieur et Sécurité, M. Jean-Robert Tshimanga Musungayi, la session des experts réunit, en présentielle, les délégués de 11 pays sur les 16 attendus, ainsi que les représentants des institutions financières de la SADC renseigne un membre du comité d’organisation. 

Une unité d’intervention humanitaire

« La réunion de ce jour est la suite logique des réunions antérieures sur l’opérationnalisation du Centre des opérations humanitaires et d’urgence de la SADC (SHOC)« , a précisé à ce propos M. Jean-Robert Tshimanga qui a dirigé les travaux.

Le Secrétaire général à l’Intérieur et Sécurité a rappelé à l’assistance que la présente session fait suite à celle du 26 avril dernier qui a souligné la nécessité de procéder à la signature du Protocole d’accord qui permettra au SHOC de devenir opérationnel.

Aux dires de Jean-Robert Tshimanga, « c’est le signe éloquent qui traduit la volonté politique de nos Etats membres qui ont accepté que la SADC soit dotée d’une unité d’intervention humanitaire en cas de catastrophe dans la sous-région. Ce qui est une bonne chose pour notre pays, la République démocratique du Congo« .

Venir à bout des catastrophes

Ce pays, poursuit-il, a connu, le 4 avril dernier, des inondations et la coulée des boues. Cette catastrophe naturelle a endommagé des maisons, tué plus de 420 personnes et causé plus de 5.000 disparus, a déploré Jean-Robert Tshimanga.

Cet incident a poussé le Gouvernement congolais à déclarer Kalehe ‘‘territoire sinistré », a rappelé l’intervenant, tout en conviant l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des disparus.

Abondant dans le même sens, la Secrétaire exécutif adjoint de la SADC en charge de l’intégration régionale, Mme Angèle Makombo Tumba, a reconnu que la région est bien riche et bénie par la providence. Mais qu’en même temps, elle subit des catastrophes naturelles.

Il ne faudrait, toutefois, pas que la région accepte avec fatalité les conséquences du réchauffement climatique, a-t-elle Indiqué. D’où, invite-t-elle les 16 Etats membres de la SADC à s’assumer en adoptant des stratégies idoines pour prévenir ces catastrophes. Particulièrement en cette année où la RDC assure la présidence de la SADC depuis août 2022. Yves KALIKAT

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