Plus de 500 jeunes d’un quartier chaud de Kinshasa interpellés après un bouclage

Plus de 500 jeunes d’un quartier chaud de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été interpellés mercredi, par la Police nationale congolaise (PNC) après  un bouclage, parmi lesquels 96  criminels recherchés qui ont été mis en détention, a appris l’ACP de source policière.

 » Les éléments de la PNC appuyés par l’armée ont interpelé au total 506 (cinq cent et six) inciviques, lors de la patrouille mixte organisée dans la nuit du mardi au mercredi  qui a également coïncidé avec un bouclage dans les quartiers Congo et Camp Luka. Seuls 96 criminels recherchés et fichés par la police ont été conduits dans les cachots « , a affirmé le chargé de communication du commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, le major Kudia.

 » Ils seront mis à la disposition de la justice. Les 410 autres personnes interpellées au cours de cette opération et présentées comme innocentes, ont été libérées, sur ordre du commissaire général de la police ville de Kinshasa, Sylvano Kasongo, qui a effectué une descente sur place « , a-t-il poursuivi.

  » Les éléments de la police ville de Kinshasa, la légion nationale et la police militaire se sont liguées dans une mutualisation des forces, pour traquer tous les malfrats et  » kuluna  » qui continuent de perturber la quiétude de paisibles citoyens congolais « , a souligné l’officier supérieur.

Le Major Kudia a saisi l’occasion pour réfuter les allégations de certains habitants du quartier Camp Luka qui affirment avoir été victimes d’extorsions de leurs biens et argents lors du même bouclage :  » Tout s’est passé dans la discipline. Aucun policier ne s’est méconduit « , a-t-il dit.

La population salue le bouclage

Ce bouclage dans les quartiers Congo et Camp Luka lancé depuis de l’aube à  10 heures a été salué par la population.

«  A mon avis, ce bouclage est très nécessaire, car il visait à dénicher et arrêter les  » kuluna « . Ces inciviques nuisent à la sécurité de la population,  intimident les parents, pillent les biens de paisibles citoyens et s’entretuent « , a expliqué un passant approché par un reporter de l’ACP.

  » Les policiers  nous ont demandé de retourner à la maison, refusant de nous laisser passer jusqu’à la fin de leur mission, à 10 heures « , a fait savoir, pour sa part, Nacha Nziwu, une habitante du quartier Congo, qui n’a pas pu aller au service dans la commune de la Gombe.

 Durant toute la matinée, les jeunes  n’ont pas foulé leurs pieds dans  la rue, craignant d’être  confondus aux délinquants recherchés, a-t-on appris.

Ce bouclage fait suite à une réunion préparatoire aux opérations spéciales mixtes police et armée tenue mardi 28 février dans la salle des réunions du commissariat provincial de la police et au cours de laquelle il a été décidé l’organisation d’une traque permanente des toutes les personnes qui se livrent à la criminalité urbaine. ACP

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