Inspection générale du travail : Claudine Ndusi annonce le démarrage du processus de recrutement de 2.379 employés

*Procédant hier au lancement de l’opération, le VPM Jean-Pierre Lihau a promis de garantir la transparence dans le choix des inspecteurs, contrôleurs et administratifs.

L’Inspection générale du travail recrute. Elle est en quête de 2.379 employés supplémentaires pour couvrir ses effectifs sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Mme Claudine Ndusi M’Kembe l’a annoncé hier jeudi 2 mars lors d’une conférence de presse coanimée avec le Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, et le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua.

Cette opération, soutenue à bras-le-corps par le Gouvernement Sama Lukonde, s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’Inspection générale du travail, assure le VPM Jean-Pierre Lihau Ebua qui a procédé hier au lancement officiel du processus de recrutement des inspecteurs, contrôleurs et administratifs de ce service public.

Cette réforme s’articule sur quatre principaux paliers, renseigne la ministre Claudine Ndusi. Il s’agit notamment du recrutement et de la formation du personnel, de l’équipement de l’Inspection générale du travail, de l’amélioration des conditions de travail des inspecteurs, contrôleurs et administratifs qui devront être redéployés sur l’échiquier national.

Etat des lieux

Le processus amorcé vise à améliorer progressivement le climat du travail en République démocratique du Congo, souligne la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale. Elle est d’avis qu’en améliorant les conditions professionnelles des inspecteurs et des contrôleurs de ce secteur, le Gouvernement permettra d’atténuer, si pas de réduire les cas de maltraitance observés dans les milieux de travail en RDC.

L’Inspection générale du travail a, en principe, besoin de 5.668 employés pour mieux couvrir le territoire national, révèle Claudine Ndusi. Or, pour le moment, précise-t-elle, l’Inspection n’emploie que 2.758 travailleurs engagés. Parmi eux, 170 inspecteurs, 165 contrôleurs et 2.463 agents administratifs.

Au regard de ces données, fait remarquer la ministre de tutelle, on a constaté sur le terrain une faible couverture des inspecteurs sur le territoire national. Une conséquence, sans doute, de l’insuffisance des ressources humaines. L’étude a également montré que l’Inspection générale du travail manque de matériels adéquats et accuse un déficit en termes de ressources financières. Il en est de même des moyens de transport du personnel qui font défaut.

20 jours pour postuler

Dès lors, le Gouvernement de Sama Lukonde a entrepris d’amorcer la réforme de l’Inspection générale du travail. Une première depuis sa création, révèle Claudine Ndusi. C’est dans cette perspective que s’inscrit le présent recrutement qui s’étend jusqu’au 22 mars. Soit 20 jours d’écart, précise Jean-Pierre Lihau.

Accessibles à travers les sites officiels du ministère de la Fonction publique et du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, les informations relatives à ce recrutement sont aussi repérables depuis hier soir en cliquant sur www.recrutement-igt-com/recrutement/fom La publication des résultats interviendra début mai 2023.

« La chance est donnée à tout le monde ».

Pour plus de transparence, une agence indépendante été recrutée pour s’occuper d’examiner et dépouiller différentes candidatures. Elle devra veiller à ce que la sélection soit la plus objective possible, rassure le VPM Jean-Pierre Lihau. « La chance est donnée à tout le monde. Quelle que soit la couche sociale. Que l’on soit à Kinshasa ou dans les provinces. Que l’on soit un homme ou une femme. Même les personnes avec handicap peuvent postuler« , commente Claudine Ndusi.

« Sur les 2.379 candidats à recruter, on aura besoin de 40 % d’inspecteurs (951 postes à pourvoir), 50% de contrôleurs (1990 postes) et 10% d’administratifs (238 postes). Chaque province disposera d’un quota approprié. Le test se déroulera dans les chefs-lieux de chaque province. Les candidats devront être de nationalité congolaise. Etre âgé de 18 à 35 ans, voire 40 ans… », note Claudine Ndusi.

« Nous tenons, à travers ce recrutement, promouvoir une administration publique intègre. Nous voulons surtout casser avec l’ancien système qui privilégiait un recrutement sentimental, politisé à outrance, et où Kinshasa se taillait la part du lion« , a lâché à cet effet le VPM Jean-Pierre Lihau. Yves KALIKAT    

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