Firmin Mvonde élu vice-président de l’Association des procureurs de l’Afrique de l’Est

* « … la RDC ne pouvait pas imaginer que les criminels pourraient venir exploiter les minerais de ce pays pour faire un Etat qui n’en est pas producteur l’un des plus grands producteurs »,dixit le PG près la Cour de cassation.

L’Association des procureurs d’Afrique de l’Est (EAAP) s’est réunie à Kampala en Ouganda  lors de la 10ème  Assemblée générale et conférence annuelles du 26 février 2023 au 2 mars 2023. Au cours de ce forum placé sous le thème « La criminalité transfrontalière : approches pratiques pour protéger les femmes et les enfants « , l’EAAP a relevé le fait qu’un Etat comme la RDC ne pouvait pas imaginer un seul instant que les criminels pourraient venir exploiter les minerais de ce pays pour faire un Etat qui n’en est pas producteur l’un des plus grands producteurs. A la fin des travaux, les participants ont adopté une déclaration dite Déclaration de Kampala.

« La RDC, un Etat fort et pour faire un Congo fort, il faut aussi une diplomatie forte. Le chef de l’Etat, dans sa mission régalienne se déplace dans tous les coins du pays ou du monde pour faire connaître et défendre l’image de la RDC « , a déclaré le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde qui a pris une part très active aux assises de Kampala.

Avant de prendre l’engagement de faire autant, en ce qui concerne la diplomatie officielle et la justice. « Partout où nous irons, annonce-t-il, nous voulons défendre aussi la valeur des capacités de la RDC« .

Cette façon de mener la diplomatie n’a pas tardé de porter des fruits. La RDC, par l’un de ses dignes fils, Firmin Mvonde Mambu,  a pu être élue avec succès au poste vacant de vice-présidence de l’Association des procureurs de l’Afrique de l’Est.

Donc, cela a été rendu possible grâce à la diplomatie agissante du président de la République, Félix Tshisekedi, et matérialisée par le Procureur près la Cour de cassation dans les assises de Kampala.

« NOUS L’AVONS REMPORTE HAUT LA MAIN »

 » Nous l’avons rermporté haut la main notamment parce que nous avons nos cotisations à jour et parce que, si nous sommes un pays haut et puis parce que  dans toutes les associations sous-région ales nous sommes présents et que nous prenons des parts entières. Là aussi c’est une victoire diplomatique pour la RDC « , s’est réjoui le nouveau vice-président de l’Association des procureurs d’Afrique de l’Est.

Le thème de cette 10ème Assemblée générale et conférence annuelles  a été profondément exploité pour explorer des voies et moyens de protéger les femmes et les enfants contre les criminels opérant dans les frontières en commettant un crime dans un Etat et se réfugient dans un autre..

La fin de ce symposium a été sanctionnée par une Déclaration que les participants ont adoptée. Dans celle-ci, les procureurs de l’Afrique de l’Est ont reconnu  » la nécessité d’améliorer la collaboration, la coopération, la communication, la confiance, l’entraide judiciaire et l’extradition entre les procureurs et les organismes « . Ils ont affirmé leur engagement à travailler ensemble sous l’égide de leur association à partir du 28 février 2023, dans les efforts visant à élargir la portée de la coopération entre les autorités de poursuite au-delà de la région de l’Afrique de l’Est.

 » DEFI DE LA CRIMINALITE TRANSFRONTALIERE « 

Tout en reconnaissant le défi de la criminalité transfrontalière affectant les femmes et les enfants, ils annoncent leurs efforts concertés à déployer pour protéger les enfants contre les pratiques néfastes telles que la traite des personnes, la prise d’organes et les meurtres rituels.

Et lors des assises, il était question pour les participants de voir dans quelle mesure, lors de la commission de tous ces crimes, les femmes et les enfants pourraient être protégés parce qu’ils sont souvent les plus exposés aux attaques des groupes criminels Aussi annoncent-ils de chercher à atténuer les défis posés par l’exploitation des réseaux organisés criminels des frontières poreuses de leurs pays, la mondialisation et les progrès rapides de la technologie.

L’EAAP reste déterminée à donner une réponse à la menace posée par les produits du crime en élaborant des stratégies et des accords conjoints de retracement et la confiscation des produits du crime pour dissuader les groupes criminels organisés de créer des refuges sûrs dans la région.

Face à ces menaces, l’EAAP reconnaît la nécessité de développer des mécanismes de lutte contre la criminalité transfrontalière et de protection de femmes et d’enfants. In fine, ils ambitionnent de promouvoir le développement et la mise en œuvre d’outils technologiques pour améliorer l’enquête, la poursuite et le jugement des crimes transfrontaliers. Kléber KUNGU

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