Une solidarité de tout âge toujours inébranlable

Les témoignages de solidarité envers la Turquie émeuvent la toile depuis une dizaine de jours. Si les personnes fortunées n’hésitent pas à soutenir généreusement les organismes d’aide, les dons des personnes qui ne sont pas dans une propension à la générosité, sont souvent les plus émouvants.

Dans les villages d’Antioche et ses alentours, de nombreux bergers ont vendu leurs bêtes pour soutenir financièrement l’effort. Mercredi, lors du téléthon télévisé qui a récolté plus de 5 milliards d’euros pour les victimes des séismes, le berger Saban Us a déclaré avoir vendu son bélier pour faire un don de 5 000 lires.

Il a accompagné son geste d’une citation qui a vivement ému le peuple turc : « Ce que vous partagez est à vous, pas ce que vous amassez. »

Les plus jeunes se joignent à la cause

Les enfants mettent aussi leur pierre à l’édifice et offrent toutes leurs petites économies aux sinistrés. Rumeysa Incedag, 11 ans, a elle fait don des 100 000 lires (environ 5000 euros) que sa mère avait économisées pour ses études depuis le jour de sa naissance.

Benjamin Mehanovic, un garçon de 12 ans vivant à Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine, vend du thé pour aider les victimes turques et syriennes du séisme. « J’ai acheté des produits pour bébé avec l’argent que j’ai collecté le premier jour et le deuxième jour, j’ai fait un don« , a-t-il déclaré.

Dans le même temps en Suisse, des cousines turques âgées de 10 ans vivant dans le canton de Soleure ont elles vendu des gâteaux pour aider la Turquie. Elles ont pu ainsi collecter 725 francs suisses le premier jour, bien plus que leurs attentes.

Mais l’histoire la plus émouvante est sans doute celle de ce jeune garçon, Alparslan Efe Demir, 9 ans, qui a survécu au tremblement de terre de magnitude 5,9 dans la province de Duzce en novembre dernier. En écrivant une lettre pour les survivants du tremblement de terre, il a ému aux larmes les volontaires du Croissant-Rouge :

« J’ai eu très peur quand il y a eu un tremblement de terre à Düzce. J’ai eu la même peur quand j’ai entendu parler du tremblement de terre dans plusieurs de nos villes. C’est pourquoi j’ai décidé d’envoyer l’argent de poche donné par mes aînés aux enfants de là-bas.Ce n’est pas grave si je n’achète pas de chocolat ici. Les enfants ne doivent pas avoir froid ni faim. J’enverrai mes vêtements et mes jouets aux enfants là-bas« .

Des gestes touchants mais surtout inspirants qui démontrent encore une fois la solidarité sans faille du peuple turc.

Les aînés montrent la voie

Les plus âgés, vivant dans des zones très reculées participent eux aussi à la collecte. Un agriculteur a annoncé qu’il avait fait don aux victimes d’environ 89 000 lires, qu’il avait reçues en aide de l’État sous forme de carburant et d’engrais il y a quelques mois.

Dans la province de Konya, un fermier a, lui, fait don de toutes ses économies, 40 000 lires.

Un autre cas, très symbolique lui aussi, est celui de Mehmet Çakirhan, 74 ans, qui vit dans le district de Sindirgi à Balikesir. Il a donné aux victimes du tremblement de terre tout l’argent qu’il a économisé pour la Oumra.

Ce mercredi, Erkan Aydin, président du conseil d’administration des sociétés World Incentive Turizm (Wittour) qui organise des circuits Hajj et Oumra, lui a fait don de ce voyage. TRT Français et agences

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