RDC : La dépréciation du FC impacte les prix de produits de première nécessité

Depuis plusieurs semaines, les prix de produits de grande consommation ont prix de l’ascenseur. Du savon au sucre en passant par l’huile végétale, la  farine de manioc,  les prix sont passés presque du simple au double. A la base, la dépréciation du franc congolais face au billet vert.  Il faut débourser actuellement presque 2.200 FC pour un dollar. Quelques marchés de Kinshasa et de Matadi ont été pris pour échantillon de cette surchauffe. Reportage.

Matadi : Les ménages connaissent une augmentation sans précédent des prix de produits de première nécessité

Les Matadiens doivent désormais débourser de temps à autre plus que prévu pour s’approvisionner en vivres et non vivres. A Matadi en l’occurrence, depuis plusieurs semaines, les ménages connaissent une augmentation sans précédent de prix d’articles de première nécessité dans les différents marchés locaux.

C’est le cas, entre autres, d’un bloc de savon, d’un verre de sucre, de haricots, de riz, d’un litre d’huile raffinée, d’une pièce de papiers mouchoirs qui se vendent respectivement à 800 FC, 600 FC, 1 000 FC, 500 FC, 3 000FC et 5000FC alors qu’ils coûtaient respectivement 700 FC, 500 FC, 800 FC, 300 FC, 2 000 FC et 400FC.

Par ailleurs, une petite mesure dite Ekolo de farine de semoule se négocie  actuellement à 3000FC, alors qu’elle se vendait à 2300 FC. La même quantité de farine de manioc se négocie maintenant 1 500 FC alors qu’il se vendait hier à 1 000 FC. Une chikwangue qui coûtait 300 FC vaut à ce jour 500FC. Un kilo de poissons chinchards 20+ revient maintenant à 6 000 FC alors qu’il se vendait à 5 000 FC. Une botte de légumes verts couramment appelés « Biteku-Teku » (Amarante) coûte actuellement le double du prix d’hier 500 FC.

CAUSE DE CETTE AUGMENTATION DE PRIX

Interrogés, certains Matadiens se sont exprimés sur les causes de cette augmentation des prix. Pour Dieu Mboma, la trentaine révolue, « la hausse de prix d’articles de base s’est intensifiée ces jours-ci suite à l’inflation du taux de change sur le marché de change. Actuellement, le dollar se négocie à 22.500FC contre 20.500FC hier« . Par conséquent, cela a impacté les prix de plusieurs produits de première nécessité, y compris les denrées alimentaires mais aussi et surtout le prix du transport en commun dans la ville.

Rebecca Mavinga, la quarantaine révolue, estime que « la dépréciation du franc congolais au profit du dollar américain est à la base de la situation économique actuelle que nous déplorons aujourd’hui. Tout se vend et s’achète en dollar en défaveur du franc congolais. L’inflation du taux de change a aussi occasionné la hausse de prix des produits de première nécessité« .

TARIF DE LA COURSE EN TAXI EN HAUSSE

Les Matadiens déplorent également la hausse sur le marché de prix de nombreux articles agricoles produits localement. C’est notamment le cas des épices d’assaisonnement. Les oignons, les ciboulettes, les tomates, etc. 

Cette situation a impacté également le secteur des transports en commun. Aussi de leur côté, bon nombre de conducteurs ont également revu à  la hausse les prix de la course du taxi. Pour se déplacer, un Matadien doit débourser désormais 600 FC au lieu de 500 FC.

À en croire un vendeur de carburant couramment appelé Kadhafi installé sur le  tronçon Nkala-Nkala, « le prix du carburant a augmenté suite au taux de change qui est passé de 20.500FC à 22.500FC dans la ville. Un litre de gasoil qui se vendait à 22.000FC coûte maintenant 23.000 FC avant d’être revu à la baisse récemment au prix de 22.000FC. » Abondance MASAKA/Stagiaire

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