« Le conflit ayant commencé à Kwamouth est à côté de nous maintenant », alerte un habitant de Mbankana

* Il y a craindre l’insécurité qui élirait domicile à Kinshasa, mais également l’insécurité alimentaire qui aurait des conséquences sur le trop plein de Kinshasa

Les dernières nouvelles qui nous parviennent de la commune de Maluku sur le conflit meurtrier qui a décimé des personnes de deux tribus – Teke et Yaka – ne sont pas bonnes. Elles sont plutôt fort inquiétantes. Selon une source  habitant le village de Mbakana, dans la commune de Maluku, hinterland de la ville de Kinshasa,  » le conflit qui a commencé à Kwamouth est à côté de nous maintenant, c’est- à – dans  la commune de Maluku « , nous informe une source habitant la commune de Maluku, hinterland de la ville de Kinshasa. Fin septembre, Forum des As avait déjà alerté sur la contagion de l’insécurité du Mai-Ndombe qui gagnait le Kwilu.  » Après Kwamouth, le territoire de Bagata à feu !  » avait alerté le tabloïd de la 11ème rue à Limete.

Pour cette source, dont l’épouse a des activités à Mbakana, les villages sont abandonnés par les têtes certains étrangers (ceux des autres tribus restantes). Ces gens affirment ne pas vouloir causer du tort à ces derniers, mais qu’ils tuent leurs bêtes. La source déplore avoir perdu une chèvre allaitante. Il n’y a pas que cette femme qui fait les frais de cette insécurité. L’homme affirme que les fermes à côté de la sienne ont perdu des vaches et des chèvres aussi.

Et d’ajouter que pas plus tard que le lundi 06 février dernier, les villages à côté de son lopin de terre ont subi les assauts de ces criminels se présentant pour des Yaka. Bilan de l’expédition : quatre personnes tuées.

DES FERMERS DANS LE QUI-VIVE

Depuis que Mbankana vit une situation d’insécurité comme celle vécue à Kwamouth, les fermiers sont sur le qui-vive car se demandant comment ils vont assurer la récolte de leurs champs. Craignant pour leur vie, il y en a qui ont même déserté leur ferme.

« Or depuis que ce phénomène s’est rapproché, mon épouse ne passe plus la nuit à côté de la ferme mais plutôt dans ce village où on a tué 4 personnes. Comment devons- nous faire la récolte de plus de 3 hectares de maïs  prévue au mois de mars prochain?  » se lamente la source qui précise que  » cette situation est la même pour tous les fermiers des environs de Mbankana. Comme c’était déjà le cas pour les fermiers de Kwamouth. « 

ALERTE POUR LES AUTORITES DE KINSHASA

Face à cette situation d’insécurité, ajoute la source, une autre femme, amie à son épouse, n’aurait pas trouvé d’autre solution que d’abandonner plus de 30 hectares de maïs et de manioc.

Si la situation d’insécurité de Kwamouth venait à s’étendre à d’autres coins comme la commune de Maluku, il y a à craindre non seulement l’insécurité qui élirait domicile dans la capitale congolaise, mais également l’insécurité alimentaire qui aurait des conséquences sur le trop plein de Kinshasa. En effet, l’insécurité de Maluku entraînerait la rareté de certains produits alimentaires dans les mois à venir. D’autant plus qu’à ce jour les Kinois éprouvent déjà mille et une difficultés pour nouer les bouts du mois.

L’information en provenance de Mbakana constitue une alerte pour les autorités de Kinshasa pour qu’elles se penchent sur la situation sécuritaire dans cette partie de l’hinterland de Kinshasa. En effet, ce qui se passe à Kwamouth risque de s’étendre  aussi dans la commune de Maluku, parce que des étrangers auraient acheté, Dieu seul sait comment des lopins de terre et des bêtes seraient en train de déranger tous ceux des Congolais qui ont des activités dans ce secteur éprouvent des malaises. Kinshasa est appelé à sécuriser cette partie lui éviter à tout prix le scénario de Kwamouth. Pour que la situation de Kwamouth que le Gouvernement dit avoir jugulé à 75% ne ressurgisse pas ni atteigne Mbakana.

Au sujet de la vente de lopins de terre, certaines sources accusent un ancien bourgmestre de Maluku, d’avoir vendu tous ces espaces aux voisins belliqueux de la même façon qu’au Congo Brazzaville. Ainsi conclut la source, puisque la majorité des personnes dépossédées injustement de leur terre ne sont pas d’accord,  on a dû créer cette histoire de conflit pour les chasser. Kléber KUNGU

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