Que d’hypothèques sur 2023 !

Ce 9 janvier est jour de rentrée pour la nouvelle année. Pas n’importe quelle année ! Année électorale avec la présidentielle comme point d’orgue, 2023 l’est assurément. Personne ne l’ignore. La Constitution le renseigne expressis verbis.

Bien malin, cependant, qui pourrait parier un franc congolais sur la tenue effective d’élections en décembre prochain. Pas chose aisée que de lire 2023. Tant les nuages continuent à s’amonceler dans le firmament. Le temps semble à l’orage plutôt qu’à l’éclairage. Un nuage de fumée devant les futurologues. Un épais brouillard empêchant voyant et astrologue à lire dans une boule de cristal.

Une grisaille que reflète l’opération d’identification et enrôlement des électeurs. Une opération frappée du sceau de la méthode essai-erreur qui charrie couac sur couac.  Pas de bon augure pour la suite du processus électoral qui lui-même n’en finit pas de bégayer. 

Autre processus, autre bégaiement. Si les lignes bougent enfin sur le front de la guerre d’agression drapée dans l’insurrection estampillée M23, des questions s’invitent à ceux des Congolais dont le port du cerveau est permanent.

Pourquoi les troupes de l’EAC entendent sanctuariser un espace sur le territoire rd congolais pour le M23 ? S’il y a des raisons de se féliciter du dernier communiqué du Département d’Etat, on ne peut s’empêcher d’y relever aussi un passage … troublant. Le mouvement terroriste est invité à déposer les armes et « à se joindre aux consultations du  processus de Nairobi menées par la Communauté d’Afrique de l’Est entre le gouvernement de la RDC et les groupes armée ». En clair, vu de Washington, même le M23 est soluble dans les discussions politiques. Le diable se cache dans les détails. Alors lueur d’espoir ou espoir leurré dans l’Est du pays ?

Même inquiétude ou presque pour les IXèmes jeux de la Francophonie, prévus du 28 juillet au 6 août 2023, dont les préparatifs paraissent plus souterrains, plus virtuels que réels. En tout cas, à quelques mois de ce grand événement, on ne voit pas grand-chose sortir de terre.

 Là non plus, pas besoin d’être prophète de malheur pour au minimum douter de l’organisation des jeux au cours de cette année. Décidément 2023…       José NAWEJ

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