Enième déclaration de guerre du Rwanda…

Serait-ce  fort de café que d’emprunter à Cicéron son « jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience » et de l’appliquer au cas « Kagamé » ? La réponse est, à l’évidence, non. Serait-ce abusif de remettre au goût du jour la loi du Talion-œil pour œil, dent pour dent-  contenue dans le Code de Hammourabi pour rendre enfin au Rwanda la monnaie de sa pièce ? Poser la question, c’est y répondre.

Que de provocations ! Pis, que d’affronts ! Avec le pouvoir rwandais, les limites du tolérable ont déjà explosé. La coupe est déjà pleine depuis des lustres. L’attaque de l’avion de chasse Sukhoï-25 par l’armée rwandaise dans l’espace aérien n’est même plus cette goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Kinshasa ne saurait donc continuer à ériger le mur des lamentations face à un multi- récidiviste qui n’entend que le langage de la force et non la force du langage. Victime d’un vaste complot dont le Rwanda est la partie visible de l’iceberg, la RDC ne saurait continuellement faire l’économie de la logique de guerre en rêvant d’une solution diplomatique qui ne résulterait pas d’un rapport de force.

 Cela fait un quart de siècle que la RDC va de sommet en sommet, de feuille de route en feuille de route, d’accord en accord…jusqu’à ce « deal ubuesque  minerais-carnet d’adresses » révélé par le désormais ex-conseiller privé du chef de l’Etat sans que la paix ne pointe le bout de son nez. Bien au contre, Kigali et ses nombreux  « variants » de service -aujourd’hui M23- ont déjà achevé de démontrer l’idée qu’ils se font des accords signés.

Les récents engagements de la feuille de route de Luanda ne font pas exception. Tenue estampillée RDF-Rwanda Defence Force- en bandoulière ou droit dans les bottes de l’Armée rwandaise, les supplétifs du M23 continuent d’ignorer le compromis de la capitale angolaise. Un pied de nez de plus voire de trop à la locution latine « pacta sunt servanda » (les conventions doivent être respectées). Et ce, à la barbe de la communauté internationale en ce compris les organisations sous régionales qui prêchent invariablement ou par principe l’évangile du règlement pacifique des différends avec des termes de référence qui ne rencontrent nullement les intérêts fonciers du peuple congolais.

 Nulle part, la RDC n’est reconnue expressis verbis comme pays agressé. Pas plus que le M23  n’est désigné comme mouvement terroriste. En clair, le martyr qu’endure le Congo-Kinshasa se heurte à un narratif international qui légitime bien autre chose qu’une guerre d’agression.

Ce n’est donc pas par des bla-bla diplomatiques éculés que l’on fera entendre raison au Président rwandais. Puisque, comme le souligne le stratège militaire Clausewitz, « la guerre n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens », alors « portons la guerre d’où elle vient ».  José NAWEJ

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