Coordonnatrice de Lidfed : « 30 % de représentation des femmes dans les institutions, un acquis de Fatshi »

De façon globale depuis son accession au pouvoir, Félix-Antoine Tshisekedi a assuré et son mandat est jugé positif. Ce, à en croire la coordonnatrice de la Ligue des femmes pour le développement et l’éducation à la démocratie(Lidfed) et membre de la Société civile, Grâce Lula Amba dressant le bilan de quatre ans de l’actuel Chef de l’Etat.

D’après elle, à son accèssion au pouvoir, le Président de la République n’avait pas toutes les manettes en main compte tenu du fait que l’ancien régime contrôlait encore grandement l’environnement politique. Il lui a fallu presque toute une année pour monter de stratégies, afin qu’il puisse renverser la vapeur, question d’avoir bel et bien les  commandes du pouvoir. Et aussitôt qu’il a lancé son programme, il n’a pas pu travailler dans la quiétude compte tenu de la situation qui prévaut dans la partie Est de la RDC.

Pour ce qui est des activités pendant ces quatre ans, Grâce Lula s’est dit témoin oculaire de toutes les grandes réalisations.

Étant champion de la masculinité positive, ajoute-t-elle, Félix Tshisekedi a placé haut la femme et compté sur elle, son apport, son intelligence ainsi que son leadership.

Représentation des femmes à 30%

Avant d’ajouter qu’au regard de ce que la Constitution garantit aux femmes (50/50) et à ce à quoi le pays a souscrit dans la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) pour que les femmes soient représentées à 30% dans les institutions de prise décision, la réalité qui se vit en RDC est un pas de géant. « Je commence par le Gouvernement Sama Lukonde, nous devons nous dire que nous avons été largement servies en tant que femmes parce que nous avons pu avoir 15 postes ministériels réservés aux femmes et parmi ces 15 postes, il y a des portefeuilles aussi importants tels que la Justice et le Garde des Sceaux, Portefeuille, l’Environnement et la Banque centrale. Nous avons eu également 11 ministres et 4 vice-ministres femmes, ce qui fait à peu près 27% qui ont avoisiné les 30%. Outre, une quinzaine de femmes ont été maintenues à leurs postes et nommées parmi la diversité de conseillers auprès du Chef de l’État dans son cabinet« , s’est réjouie Grâce Lula.

Implication des femmes dans la négociation

 Pour l’année qui reste, la présidente de Lidfep, reste convaincue que le garant de la Nation peut encore faire énormément de choses. Et a suggéré pour la question sécuritaire, d’impliquer davantage les femmes dans le processus de négociation, tel que stipulé dans la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.

  » Dans les négociations, les femmes n’ont pas été suffisamment impliquées, que ça soit pour l’accord de Nairobi, Rwanda ce qui n’a pas cadré avec la résolution 1324 qui demande à ce que dans toutes les instances où l’on parle où négocie pour la paix que les femmes qui souvent sont les premières victimes lors des affres de la guerre ne soient pas mises de côté« , a-t-elle fait savoir.

Et à nos forces de sécurité d’être humanisées. Pour elle, le visage féminin à un nombre assez élevé donne une contribution dans le sens d’humanisation de service de sécurité, notamment la police et FARDC à condition qu’elles soient bien encadrées et bien accompagnées et qu’on leur épargne les vicissitudes qu’elles ont souvent vécues dans les Forces armées et services de sécurité.    Tricya MUSANSI

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