Pas l’ombre de détournement
au ministère du Portefeuille

* Est-ce brader la Cominière que de lui éviter d’avoir comme partenaires des spéculateurs avides?

Détournement, bradage du patrimoine de la Congolaise de l’exploitation minière (Cominière), une entreprise publique, voilà les accusations portées contre la ministre d’Etat, ministre du Portefeuille, Adèle Kayinda Mahina, par douze ONG qui, par des contrevérités montées de toutes pièces et cousues de fil blanc, cherchent à couler l’un des Warriors les plus intègres, dignes et valeureux du gouvernement Sama Lukonde. Elle est simplement victime de sa détermination à relever les entreprises publiques dont la Cominière. Les faits sont très parlants.

On est en 2021 lorsque Félix Tshisekedi nomme Adèle Kayinda Mahina ministre d’Etat en charge du Portefeuille. Une fois aux affaires et à la tête de ce ministère, Adèle Kayinda commence d’abord à faire l’état des lieux des entreprises de son secteur en vue de lui permettre d’appliquer à chacune d’elles la thérapeutique appropriée selon les maux. La Cominière n’échappe pas à ce traitement, elle qui a été créée entre 2002 et 2010. Alors que nous sommes en 2022, le constat est malheureusement non reluisant : l’entreprise reste un canard boiteux.

Entre temps, le sous-sol congolais révèle d’importants gisements de lithium : on parle d’un milliard et demi de lithium ! Ce qui peut  constituer une énorme fortune pour le pays si l’exploitation de ces gisements tombe entre des mains d’une entreprise sérieuse ! Tel est le raisonnement digne d’un leadership éclairé de la patronne du Portefeuille. Mais la réalité est malheureusement tout autre. En effet, la Cominière est une entreprise du Portefeuille avec 90% pour l’Etat et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) 10%. Mais à sa création, la Cominière n’avait que des gisements, mais pas de financements. Une situation qui l’a poussée à commencer à signer des partenariats avec d’autres sociétés et à créer d’autres cités.

Ainsi, la Cominière va-t-elle créer un partenariat pour aider à développer certains  gisements miniers. D’où l’entrée de l’AVZ Minerals en 2017 avec 60%, la Cominière, en tant que structure de l’Etat, 30% au départ, avec Datomir 10%. Cela fait donc 40% pour Datomir et 60% pour AVZ qui avait le devoir de chercher le financement pour développer ce projet minier. Cinq ans plus tard, donc en 2022, le numéro un du Portefeuille va se rendre compte qu’il n’y a toujours rien. La Cominière pataugeait dans une léthargie incroyable.

DONNER UN AUTRE RYTHME A LA COMINIERE

A son arrivée aux affaires en 2021, la ministre d’Etat en charge du Portefeuille a cherché à lever cette léthargie dans laquelle se trouvait Cominière. Voilà une démarche qui relève de la clairvoyance d’un dirigeant qui n’a pas volé son poste. Alors qu’aujourd’hui se présente l’opportunité de profiter des gisements importants des mines de lithium qui peuvent développer les batteries électriques dans notre pays, rien n’était malheureusement fait. En leader éclairé qui maîtrise son secteur, Adèle Kayinda a pensé qu’il fallait donner un autre rythme à la Cominière, cette entreprise publique qui était en train de mourir lentement, pour que ce projet puisse avancer.

D’où la décision de la ministre du Portefeuille  d’accepter qu’un autre partenaire puisse entrer dans ce partenariat pour apporter des financements tant recherchés. Il s’agit de l’entreprise Zijin qui a déjà fait des preuves ailleurs. Il fallait casser cette mauvaise habitude consistant pour les investisseurs à venir en spéculateurs avec la plupart des projets dans ce pays. Ils lèvent les fonds à l’international, ils partent avec, et ils s’enrichissent. Par contre, l’Etat reste toujours avec ses mines dans cet état de non développé. Par conséquent, le peuple est le grand perdant car, ne profitant pas de ses ressources naturelles, continue à croupir dans la misère la plus noire. Ce qui explique que les peuples de Manono et de Tanganyika, ainsi que les députés de ces coins ne cessent de venir se plaindre tous les jours : «chez nous, on a des gisements de mines de lithium, qu’est-ce qu’on en fait ? » De son côté, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a proposé qu’il y ait une chaîne de valeur dans le pays. Cela signifie qu’il faut que le pays développe des industries de production de batteries. Le pays doit produire pour que le peuple congolais puisse profiter des projets dont dispose le pays.

QUI A EVALUE LES 10 MILLIONS DE DOLLARS ?

Dans ce dossier minier, il y a également la parie concernant l’évaluation des gisements, Cominière fait entrer un autre partenaire dans ce partenariat qui est en léthargie. Ce partenaire lui offre 2 millions de dollars américains par pourcentage d’actions pour entrer dans le partenariat. Alors que le partenaire AVZ qui était dans le partenariat avait offert 1 million de dollars américains. Au cours de l’Assemblée générale de la Cominière, l’Etat a considéré que par rapport à un million, 2 millions étaient plus importants. Les gens viennent raconter qu’AVZ a vendu 24% en bourse en Australie et a reçu 240 millions de dollars. Ce qui est pour eux, en termes de déduction – qui est fallacieuse – déduction disant au lieu de 2 millions, il a fallu qu’on vende à 10 millions de dollars. Qui a évalué ces actions à 10 millions ? La question vaut son pesant d’or. En effet, ne peuvent évaluer un gisement minier que des experts. Le pays qui en compte ignore ceux qui ont évalué ces gisements. Parce qu’en principe, dans le gisement minier, l’évaluation des gisements miniers, en levant le fonds, ce n’est pas l’argent qu’il reçoit dans la poche, c’est l’argent qu’il reçoit pour son propre intérêt. Dathomir ne peut pas venir ici pour développer les mines du pays. C’est pour qu’AVZ puisse payer les frais qu’il a exposés dans la fameuse exploitation. Jusqu’à présent, AVZ a levé 600 millions de dollars, il semble. Par rapport à 600 millions, 240 millions dont on parle alors qu’il a vendu 24% des intérêts dans ce pays. Cette opération ne s’est pas passée ici, sinon les impôts allaient frapper cet argent. Parce que dans le Code minier, il est reconnu que, lorsqu’on fait des profits exceptionnels, dans une opération minière, on doit payer des impôts. Pourquoi l’impôt n’a pas frappé l’argent qui était reçu ? Et nous demandons qu’aujourd’hui que l’argent qui était levé qu’on puisse donner un ultimatum à ces gens pour que cet argent puisse servir à développer ces mines. En principe aujourd’hui le lithium est à 80 000 dollars la tonne, alors qu’il y a une année il était à 8 000 dollars la tonne. Quelle perte pour la RDC avec ces spéculateurs ! Voilà pourquoi la Ministre du Portefeuille décide de mettre un terme à ce genre des pratiques qui saigne à blanc l’économie du pays. On doit arrêter avec ces spéculateurs. Il faut qu’on avance.

BEAUCOUP D’AREGNT ECHAPPE AU PAYS DU FAIT DES SPECULATEURS

A tout prendre, beaucoup d’argent échappe à l’Etat propriétaire par le fait des spéculateurs malhonnêtes et avides. Des rentrées financières qui devaient revenir à titre d’impôts au Gouvernement lui échappent également. Le combat d’Adèle Kayinda consiste à colmater les brèches par lesquelles les investisseurs véreux volent ce qui devrait revenir au Gouvernement, au peuple congolais. Ce qui n’arrange pas ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre de cette mafia très lucrative.

Où est alors ce détournement que crient sur tous les toits ces ONG en mal de sensation ? Il n’en y a aucun détournement qui ait été opéré au niveau du ministère du Portefeuille. Celle qui pilote ce ministère, Adèle Kayinda Mahina est une femme intègre, une femme de valeur. Ceux qui ont tenté de lui proposer des espèces sonnantes et trébuchantes pour acheter sa conscience trempée dans la foi chrétienne en ont eu pour leur compte. Une princesse de son acabit ne peut jamais déshonorer son rang ni son titre d’honneur avec de l’argent sale. Elle tient à sa dignité, à son honneur comme à la prunelle de ses yeux. Femme digne, intègre, intransigeante, de valeur, Adèle Kayinda l’est. Par conséquent, face  à ses valeurs qui constituent un mur contre lequel ils butent, il est évident que les gens qui ne voient que leurs intérêts sont en danger et gare aux spéculateurs.

La RDC a besoin d’investisseurs qui viennent pour développer ses mines. Car la ministre d’Etat Adèle Kayinda tient à respecter le vœu du chef de l’Etat qui veut que son pays puisse développer la chaîne de valeur pour le bonheur de sa population.

A moins qu’on éprouve une haine envers Mme Adèle Kayinda. Mais lorsqu’on suit la démarche qu’elle a suivie jusque-là dans son souci de relever la Cominière pour qu’elle devienne compétitive, pour que son propriétaire profite de ses produits, on ne trouve rien qui puisse ressembler à un quelconque détournement ou bradage de cette entreprise qui, du reste, est victime jusque-là de la cupidité des partenaires qui se comportent plus comme spéculateurs que comme partenaires honnêtes. S’il est des gens irréprochables sur le plan de la gestion de la chose publique, Adèle Kayinda Mahina comme ministre du Portefeuille est une de ceux-là. L’accuser de détourner les deniers publics, de brader le patrimoine public qu’elle a la charge de gérer, c’est mal connaître cette femme qui ne peut jamais penser monnayer les services qu’elle rend à la population ou aux partenaires.

Eviter à la Cominière d’avoir comme partenaire des spéculateurs avides, chercher à tirer cette entreprise de l’Etat de la léthargie dans laquelle elle est plongée, est-ce à dire la brader? Lorsque celle qui gère les entreprises de l’Etat tient que les partenaires qui viennent investir dans le pays et qui font des profits exceptionnels paient leurs impôts comme il se doit, cela signifie détourner les deniers publics? Comme on le voit, ses ennemis cherchent à noyer Adèle Kayinda en l’accusant de rage. Ce dont elle ne souffre guère.

La Princesse Adèle Kayinda est tout simplement victime de son intégrité morale, de sa détermination à voir Cominière devenir compétitive pour profiter au pays, mais surtout à la population congolaise. Kléber KUNGU

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