Les Etats-Unis, l’Union européenne, la France, la Belgique… demandent
à la CENI de garantir l’impartialité du processus électoral

Dans les chancelleries occidentales de Kinshasa, on se réjouit de la publication, le samedi 26 novembre dernier, du calendrier électoral de la République démocratique du Congo. C’est dans ce cadre que s’inscrit la Déclaration conjointe diffusée hier mercredi 7 décembre par 16 pays auxquels s’ajoute l’Union européenne représentés dans la capitale. 

Prenant acte de la date du 20 décembre 2023, retenue pour la tenue des élections locales, provinciales, législatives nationales et présidentielle, les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Belgique, la Norvège, la Suède, la Suisse, les Pays-Bas, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, le Japon, la République Tchèque et la Grèce exhortent la Centrale électorale à garantir la transparence, la liberté, l’inclusivité, et l’impartialité.

Au regard du chronogramme établi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et publié le samedi 26 novembre, les signataires de la déclaration conjointe réaffirment leur attachement à ces principes qui devront, selon eux, être respectés  »à chaque étape de la préparation des prochains scrutins, afin de garantir la participation de l’ensemble de la population aux élections ».

Redevabilité et de transparence

L’alerte de ces partenaires traditionnels du Gouvernement congolais est ainsi lancée à quelques jours du  »début des opérations prévues en décembre 2022, et notamment des premières étapes de lancement effectif du processus d’identification et d’enrôlement des électeurs ».

Ils encouragent la CENI à  »amplifier ses efforts de redevabilité et de transparence afin de renforcer la crédibilité du processus électoral, à travers une coopération étroite avec toutes les parties prenantes concernées, notamment la facilitation, en temps utile, de l’accréditation et l’accès aux observateurs, afin d’assurer le bon déroulement de différentes opérations préparatoires ».

Nécessité de travailler ensemble

Les initiateurs de la déclaration conjointe convient, à cet effet,  »toutes les parties impliquées dans la préparation des prochains scrutins à travailler ensemble pour surmonter les contraintes budgétaires, juridiques, sanitaires, logistiques et sécuritaires identifiées par la CENI ».

Ils affirment attacher une importance particulière à  »la création des conditions permettant la tenue des élections dans les zones touchées par des conflits, y compris à l’Est du pays ».

Ces partenaires exhortent les autorités compétentes à  »rechercher l’adhésion au processus électoral de tous les acteurs concernés, particulièrement des partis politiques et la société civile, en garantissant l’espace démocratique, y inclus la liberté d’expression et la liberté des médias, essentielles pour la consolidation de la démocratie et la stabilité en RDC ».

Veiller aux conditions d’une paix durable

Ces chancelleries réaffirment ainsi leur soutien au Gouvernement congolais dans l’organisation d’élections transparentes, libres et inclusives, dans les délais prévus par la Constitution. Elles réaffirment  »leur solidarité avec les populations victimes des conflits, en particulier dans l’Est du pays ».

A l’unanimité, ces partenaires occidentaux réitèrent leur soutien en faveur des efforts diplomatiques régionaux, notamment des processus de Nairobi et de Luanda, qui visent au cessez-le-feu, à la désescalade, au retrait et désarmement des groupes armés actifs dans le pays et à la création des conditions d’une paix durable en RDC. Yves KALIKAT

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