La grosse pluie de mardi endeuille Kinshasa : 121 morts !

* Dans un communiqué rendu public le mardi 13 décembre, le gouverneur Gentiny Ngobila a présenté ses condoléances aux familles éplorées en les rassurant de la prise en charge des funérailles par le gouvernement.

Cent vingt et un (121) personnes ont trouvé la mort et 6 autres portées disparues après la pluie drue tombée sur la capitale congolaise dans la nuit de lundi 12 à mardi 13 décembre, selon un bilan du reste provisoire de la Direction générale de migration (DGM)/Ville de Kinshasa. Plusieurs communes de la capitale ont été touchées. De Ngaliema à Matete en passant par Kintambo, Bandalungwa, Selembao, Limete, Matete… jamais pluie n’a été aussi meurtrière et dévastatrice. Comme d’habitude, en pareille circonstance, les autorités urbaines n’ont eu leurs yeux que pour pleurer, le bilan macabre aussitôt la pluie terminée et la tournée des communes bouclée.

La commune de Ngaliema a battu le record de victimes avec 58 morts dont 26 au quartier Pigeon, 10 à Kongo, 4 à Bumba, 12 à Djelo-Binza et 6 au Camp Munganga et 03 disparus. Elle est suivie par la commune de Mont-Ngafula qui pleure plus de 27 morts dont 2 à Kimwenza-Gare, 4 à Matadi Mayo vers la cité Pumbu, 11 à Matadi Kibala, 11 à Sans Fil et 4 vers Musango, 4 dans un autre quartier et 03 disparus.

La commune de Kintambo a perdu 5 personnes, membres d’une même famille mortes électrocutées à Kilimani. Quant à  Bandalungwa, 4 personnes sont tuées vers la rivière Makelele. A la commune de Bumbu, c’est 03 personnes qui ont perdu la vie.

TROIS MEMBRES D’UNE MEME FAMILLE MEURENT

À Selembao, 18 personnes ont perdu la vie et 25 autres blessées aux quartiers Badiadingi, Kifoy et Cité verte. Tandis qu’au quartier Mateba dans la commune de Limete, 3 membres d’une même famille meurent. La commune de Kinshasa déplore la mort d’une personne, de même qu’à Kalamu. La commune de la Gombe est la seule à n’avoir, jusque-là, enregistré aucun mort, mais la pluie la laisse avec d’importants dégâts matériels. Le district de la Tshangu a connu un mort dans la commune de Masina, alors qu’on ne signale encore rien dans les autres communes (Nd’jili, Kimbanseke, Nsele et Maluku).

Pour la énième fois, capitale se réveille avec des morts et plusieurs dégâts matériels dont la coupure en deux de la route Kinshasa-Matadi. Des morts qu’une gestion orthodoxe de la cité par ceux qui en ont la charge aurait pu simplement éviter s’ils avaient privilégié plutôt la prévention que la guérison. C’est le même scenario à chaque survenue d’une telle catastrophe : on fait le décompte macabre, on présente les condoléances aux familles éplorées, on fustige le comportement irresponsable de la population à qui on demande de changer de comportement….Puis, on croise les bras, attendant la survenue d’un autre drame…

NECESSITE DE RESPECTER LES REGLES URBANISTIQUES

En tout cas, le présent communiqué que le patron de l’Hôtel de ville a rendu public à l’occasion du drame consécutif à la pluie d’hier mardi 13 décembre matin n’a pas dérogé à la sacro-sainte tradition.

 » Cet énième drame nous invite à une prise de conscience collective sur l’impérieuse nécessité de respecter les règles urbanistiques en s’abstenant de construire sur les sites dits non aedificandi, de jeter les immondices dans les rivières et dans les caniveaux dont le rôle est de faciliter notamment l’évacuation des eaux de pluie et non de recevoir des ordures de quelque nature que ce soit « , rappelle pour la énième fois Gentiny Ngobila Mbaka. Qui renchérit :  » Les constructions anarchiques sur les ouvrages d’évacuation d’eau et sur les lits de rivière doivent absolument cesser « .

Nous craignons – sans être alarmiste ni sceptique – qu’après avoir inhumé les victimes les choses n’évoluent pas. Jusqu’au prochain drame. Entre temps, nous allons continuer à fouler aux pieds les règles urbanistiques en construisant sur les sites dits non aedificandi, à jeter les immondices dans les rivières et dans les caniveaux…Bref, à nous comporter comme à l’accoutumée. Kléber KUNGU

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