La Chine protège la biodiversité avec détermination

En Chine, la richesse de la biodiversité se manifeste partout : le voyage des éléphants d’Asie dans la province du Yunnan, l’apparition fréquente des marsouins aptères du Yangtsé, surnommés « l’ange au sourire », des Chats marbrés repérés à la Réserve naturelle nationale du mont Gaoligong et des dizaines de centaines d’antilopes du Tibet qui courent sur le plateau tibétain… Cette année marque le 30e anniversaire de l’adoption de la Convention sur la diversité biologique (CDB). En tant que l’une des premières parties à avoir signé et ratifié la CDB, la Chine continue à protéger la biodiversité par une multitude de mesures.

La Chine attache une grande importance à la conservation de la biodiversité, et en a fait sa stratégie nationale. Elle a pris une série de mesures de protection et a amélioré en permanence le cadre institutionnel et les politiques. En 2011, la Chine a créé la Commission nationale pour la conservation de la biodiversité, chargée de coordonner le travail relatif à la protection de la biodiversité au niveau national et de piloter l’action chinoise pour la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité. Le pays a aussi publié et mis en œuvre un plan d’action national, ainsi que 22 stratégies et plans d’actions de préservation de la biodiversité au niveau local.

La Chine a promulgué et révisé plus de vingt lois et règlements au cours de la dernière décennie, dont la loi sur les forêts et la loi sur les prairies. L’Avis sur le renforcement de la conservation de la biodiversité, publié en 2021, est devenu le document cadre pour la conservation de la biodiversité en Chine.

Selon un rapport publié par la Cour populaire suprême, depuis 2013, les tribunaux populaires de tous les niveaux ont conclu en première instance 182 000 affaires concernant la protection de la biodiversité, impliquant des espèces sauvages typiques et uniques de la Chine, telles que l’esturgeon chinois, l’antilope du Tibet et l’if de Chine (Taxus chinensis), et des espèces rares et en danger au monde, telles que le pangolin, le Grand requin blanc et le corail, permettant à la Chine de trouver un mode de protection judiciaire de la biodiversité aux caractéristiques chinoises.

Aujourd’hui, la ligne rouge de protection écologique terrestre de la Chine représente plus de 30% de la superficie terrestre, couvrant toutes les zones remplissant des fonctions écologiques en matière de protection de la biodiversité, les zones écologiquement fragiles et les zones clés de répartition de la biodiversité dans le pays. 90% des types d’écosystèmes terrestres et 74% des principaux animaux et plantes sauvages protégées du pays ont été efficacement protégés. Par ailleurs, la Chine a commencé à mettre en place un réseau d’observation de la biodiversité à l’échelle nationale, avec 749 zones d’observation, et a terminé l’évaluation du statut de conservation des plantes supérieures, des vertébrés et des macromycètes à l’échelle nationale.

En octobre 2021, la première partie de la Conférence des parties (COP15) à la CDB s’est tenue à Kunming en Chine. « Au cours de la dernière année, la Chine a pris de nouvelles mesures pour intégrer la conservation de la biodiversité. Les premiers parcs nationaux ont été officiellement créés, couvrant près de 30% des principales espèces de faune et de flore sauvages terrestres protégés en Chine. Les jardins botaniques nationaux de Beijing et de Guangzhou ont été inaugurés et ont ouvert leurs portes au public, marquant ainsi le début de la création d’un système national de jardins botaniques« , a dit Cui Shuhong, directeur général du département de la conservation de la nature et de l’écologie du ministère de l’écologie et de l’environnement.

Ces dernières années, la coopération entre la Chine et de nombreux pays en matière de conservation de la biodiversité a été très fructueuse. La zone transfrontalière commune de conservation de la biodiversité entre la Chine et le Laos a atteint 200 000 hectares, protégeant efficacement des espèces rares et en danger telles que l’éléphant d’Asie et leurs habitats. Le centre de recherche conjointe Chine-Afrique de l’Académie chinoise des sciences a formé plus de 200 étudiants africains en Master dans le domaine de la conservation et de l’utilisation de la biodiversité, ce qui a aidé à l’Afrique de constituer sa réserve de talents pour la conservation de la biodiversité locale.

S’agissant de la coopération et des investissements à l’étranger, le gouvernement chinois encourage toujours les entreprises à adhérer au concept de développement vert, et les organismes gouvernementaux concernés ont conjointement publié et mis en œuvre des documents de politique tels que l’Avis sur la promotion conjointe du développement vert dans le cadre de la Ceinture et la Route, qui formulent des exigences claires en matière de protection de l’environnement lors de la mise en œuvre des projets. Au Kenya, de grands passages, ponts et buses pour animaux ont été aménagés tout au long du chemin de fer reliant Mombasa à Nairobi pour permettre la libre circulation des animaux sauvages. Lors de la construction du terminal à conteneurs au Ghana, un « centre d’élevage de tortues » a été mis en place pour libérer les bébés tortues de mer. Ces projets ont à la fois stimulé l’économie locale et protégé la biodiversité.

La biodiversité constitue le fondement important de la survie et du développement de l’humanité. Protéger la biodiversité, c’est protéger le bien-être de l’homme. Lors de la deuxième phase de la COP15, la Chine a annoncé qu’elle continuerait à jouer un rôle de leader et de coordinateur en assurant la présidence de la COP15, et qu’elle œuvrerait à la conclusion d’un cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 ambitieux, réaliste et équilibré, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans la gouvernance mondiale de la biodiversité. Liu Fawei/Le Quotidien du Peuple

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