Kananga : Delly Sesanga donne de l’eau potable à tous

*Le leader d’Envol va construire au moins 20 forages dans les différents quartiers de la capitale du Kasaï Central afin de permettre à la population d’avoir accès à cette denrée précieuse.

Mercredi 7 décembre, Delly Sesanga a pris date avec les habitants du Kasaï Central, et plus largement, avec l’histoire. Le leader d’Envol a lancé ce jour son programme d’accès à l’eau potable dénommé « Mayi moyo wa bantu », « l’eau c’est la vie des hommes », à partir de la commune de Nganza.

Dans la capitale du Kasaï Central, l’accès à l’eau potable ne sera plus une vue de l’esprit, voire un slogan. Mais bien du concret. Avec le projet « Mayi moyo wa bantu« , au moins 20 forages vont être construits dans les différents quartiers de la ville de Kananga pour permettre à la population d’avoir des points d’eau potable de proximité.

Ce faisant, l’élu de Luiza contribue à la lutte contre les maladies d’origine hydrique et celles de mains sales dans la ville de Kananga.  

« Nous voulons que les gens soient sauvés en ayant accès à l’eau potable. J’ai parlé avec le médecin directeur de l’hôpital général ici à Kananga, si vous prenez les statistiques de ceux qui meurent des maladies de mains sales parce qu’ils n’ont pas accès à une bonne eau, c’est une population importante et c’est inacceptable au 21è siècle« , a-t-il confié.

Le geste de Delly Sesanga constitue un soulagement pour la population de cette ville privée d’accès à l’eau potable suite à un  déficit de réseau public de distribution d’eau potable. Cette campagne commencée à partir du quartier nord de la commune de Nganza va s’étendre à d’autres communes de la ville avant de toucher les autres territoires de cette ville du centre du pays.

 » Il nous faut une approche très pratique pour permettre à ce que notre population dans des coins isolés, puisse avoir accès à l’eau potable et, c’est très important. J’ai parlé avec le médecin de l’hôpital général, les statistiques des gens qui meurent des maladies des mains sales sont très alarmantes« , a-t-il fait savoir.

Delly Sesanga dit fonder sa démarche par le souci d’apporter une solution aux énormes difficultés que connaissent les populations du Kasaï Central à s’approvisionner en  eau potable. Cet état des choses, d’après l’élu de Luiza, soumet les populations, particulièrement les femmes, à de nombreuses tracasseries dans la vie quotidienne.

« Cette situation au demeurant préjudiciable pour la santé de la population, surtout celle de la petite enfance, est aussi à la base de plusieurs maladies d’origine hydrique dans la province « , dit-il.

Dans une lettre datée du 5 juillet adressée au gouverneur du Kasaï Central, le député national Delly Sesanga Hipungu Dja Kaseng demandait à l’autorité provinciale l’autorisation afin de réaliser, sur fonds propres, des forages d’eau sur l’ensemble de la province du Kasaï Central.

A travers sa lettre, le député Delly Sesanga donnait également des détails sur les entités où il compte, dans un premier temps, réaliser les forages d’eau. Cinq sites sont ciblés pour la ville de Kananga en raison d’un forage par commune.  Les territoires de Demba, Dibaya et Dimbelenge bénéficieront de 7 forages d’eau chacun, tandis que ceux de Kazumba et Luiza auront respectivement six et huit forages.

Delly Sesanga et Envol utilisent des engins de génie civil acquis sur fonds propres dans le cadre des ouvrages qu’il entend réaliser dans la province. Il s’agit d’une niveleuse, un compacteur, une tractopelle pour le chargement des bennes et l’excavation, un élévateur, un compresseur et une machine à forage.

Butée à d’énormes difficultés d’approvisionnement en eau potable, la population du Kasaï Central en général,  celle de la ville de Kananga en particulier utilise l’eau des rivières et celle des pluies entraînant régulièrement la flambée des maladies d’origine hydrique.

Hausse de prix

Outre le problème d’accès à l’eau potable, l’élu de Luiza est également préoccupé par la hausse de prix du maïs à Kananga. Situation qu’il juge « inadmissible« , étant donné que la province dispose des terres arables. Les prix des produits de première nécessité et des vivres prennent de l’ascenseur depuis un temps dans le marché de Kananga.

La mesurette de maïs, par exemple, qui coûtait 2000 FC se négocie aujourd’hui à 9.000 FC. Cela après une hausse vertigineuse allant jusqu’à 18 000 FC. Pour l’élu de Luiza, cette instabilité a touché sa sensibilité.

 » Nous ne pouvons pas être au 21 ème siècle, avoir les terres arables comme nous en avons ici au Kasaï Central, avoir une population aussi vigoureuse et manquer de quoi manger, même nos ancêtres n’ont pas manqué de quoi manger  » s’est-il étonné.   Didier KEBONGO

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