Inondations à Kinshasa: la recette Muzito toujours d’actualité

*Présentant ses condoléances aux familles éprouvées, le leader de Nouvel Élan promet une descente sur les sites touchés par les dégâts causés par la dernière pluie.

Adolphe Muzito est profondément attristé par de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants consécutifs à la pluie diluvienne survenue dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 décembre à Kinshasa. L’ancien Premier ministre a présenté ses condoléances à toutes les familles éprouvées.

Le président du parti Nouvel Élan promet d’aller, dans les prochaines heures, au plus près des familles éprouvées par cette flotte pour palper du doigt la dure réalité vécue par des personnes victimes de ce drame. Adolphe Muzito va, pour ce faire, effectuer une descente dans différents sites de la capitale congolaise touchés par des inondations.

ANTIDOTE AUX INONDATIONS

Un des rares hommes politiques congolais à disposer d’une offre politique élaborée, le leader de Nouvel Élan a déjà produit l’antidote aux inondations récurrentes dans la capitale à travers sa sixième tribune intitulée « Kinshasa, l’enfer au paradis » publiée le 13 juillet 2015.

Dans cette réflexion, le Premier ministre honoraire propose notamment l’extension de Kinshasa vers Maluku dans la partie orientale de la ville afin d’y implanter la moitié de la population kinoise actuelle (20 millions d’habitants). Dans cette tribune, Adolphe Muzito a analysé les contradictions qui caractérisent la ville de Kinshasa du point de vue économique, social, administratif et écologique ainsi que les effets de celles-ci sur la vie de ses habitants.

Cet Inspecteur des Finances a estimé que « ce plan aura pour but d’étaler la population non pas sur les 1.100 km² actuels, mais sur 5.000 km², soit 3.000 km² de terres additionnelles ou 4.000.000 de parcelles à vendre en réservant les 4.000 km² autres à l’agriculture, aux espaces verts et aux générations futures« .

Ainsi, a poursuivi Adolphe Muzito dans sa tribune sur la mégapole congolaise, « la densité de Kinshasa dans les 20 ans à venir pourrait passer de 2.000 à 4.000 hab/km². Ce qui réduira la densité moyenne des communes très peuplées actuelles de100.000 à 5.000 habitants au km²« .

RÉSOUDRE LE PROBLÈME DE DÉSÉQUILIBRE SPATIAL

Selon M. Muzito, ce plan de modernisation et d’extension de Kinshasa vers l’Est va résoudre notamment les problèmes de déséquilibre dans la répartition spatiale de la population actuelle et à venir de Kinshasa. Mais également le déséquilibre de distribution des infrastructures économique et sociale de la ville dont celles de la desserte en eau potable et en électricité…

Dans la panoplie de suggestions formulées par Adolphe Muzito sur la modernisation de Kinshasa figurent également « la distribution des terres dans le cadre de ce plan à pré financer par l’Etat et les clients demandeurs de terres et de logements« . Mais aussi « la construction préalable par l’Etat d’infrastructures essentielles et la mise en place subséquente d’un fonds de modernisation et d’extension de Kinshasa (…)« 

LES POUVOIRS PUBLICS INTERPELLÉS

Ce fonds, a expliqué Adolphe Muzito, servira à la viabilisation de la partie « Est » de Kinshasa, en assurant la pérennité des programmes des constructions des voiries, des centrales énergiques et d’adduction d’eau potable, des établissements scolaires, des centres de santé, des infrastructures récréatives, des bureaux de l’administration publique et des organismes internationaux.

Au vu des dégâts matériels importants et des pertes en viee humaines que ne cesse d’enregistrer la ville de Kinshasa après chaque pluie, les observateurs avertis estiment que c’est le moment pour les pouvoirs publics de souscrire à la proposition d’Adolphe Muzito. Les gouvernants doivent éviter que les mêmes causes puissent continuer de produire les mêmes effets.

C’est bien de décréter des deuils nationaux, de prendre en charge les obsèques des personnes décédées suite à ces inondations, de compatir aux malheurs des victimes… Mais il est encore mieux de recourir à une thérapeutique adéquate tel que  suggérée par Adolphe Muzito.

Comme il l’a souligné « d’ici à  2025, la population de Kinshasa, au taux de croissance démographique actuel de 5,5%, va augmenter de plus ou moins 8 millions d’habitants dont près de 4.100.000 représenteront la population active additionnelle« . Ainsi, a-t-il ajouté en son temps, « les années qui nous séparent de l’horizon 2025 seront socialement et politiquement difficiles à gérer« . Rachidi MABANDU

Conclusion d’Adolphe Muzito du 13 juillet 2015

On vient de voir que la ville de Kinshasa dispose des atouts en terme des potentialités économiques, géographiques, écologiques, climatologiques, topographiques, malheureusement mal exploitées.

La ville n’a jamais disposé d’un plan relatif à son extension et à sa modernisation. Cette situation, qui date de nombreuses années, pose aujourd’hui de graves problèmes :

– d’infrastructures économique et sociale ;

– de santé publique et environnementale ;

– de salubrité, de transport;

– de desserte en eau potable, en électricité ;

– de logements.

A ces problèmes s’ajoutent celui de chômage pour une population de 12 millions d’habitants qui va aller à 20 millions à l’horizon 2025.

Tous ces problèmes mis ensemble font et feront de Kinshasa une bombe, au point de vue social, politique et sécuritaire, à désamorcer avant qu’il ne soit tard.

Laisser un commentaire

Suivez-nous sur Twitter