Demeurons généreux au-delà des festivités de la Noël et du Nouvel an

(Par Evangéliste Colin NZOLANTIMA)

En cette période de la commémoration de la naissance de Jésus-Christ, et l’approche de la nouvelle année, les élans de générosité deviennent de plus en plus courants. Au-délà d’échanges des vœux, de nombreux cadeaux sont partagés comme signe d’amour et de compassion. Gestes malheureusement qui ne durent que l’espace d’un matin.

 Lors de ces festivités en effet, les églises, les politiques, les professionnels … énoncent toutes sortes de formules magiques pour susciter de l’espoir dans l’optique d’un avenir merveilleux.

En fait, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle, écrit l’évangéliste Jean. (Jean 3.16). Ainsi donc, la nativité ne peut se réduire à des partages sporadiques des cadeaux frelatés à des moments précis.

A vrai dire, c’est tous les jours que nous devrions manifester de la compassion, de la charité envers notre prochain. Il est injuste, , qu’on vienne se présenter en bienfaiteur, après avoir paupérisé son prochain, lui avoir privé de ses droits, l’avoir spolié, humilié, réduit à l’esclavage.

LE PARTAGE DU PAIN

Esaie 58, thème de cette année 2022, nous eclaire à ce propos : « Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre le, et ne te détourne pas de ton semblable… « 

C’est donc un acte quotidien de charité. Celle-ci nous encourage à créer toujours des activités et nos actions devraient concourir à améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.                          Malheureusement, avec les fleuves, les rivières, les  ruisseaux… qui regorgent  plus de 1.000.000 tonnes de poissons potentiels, nous n’en produisons que 100.000 tonnes.

Par ailleurs, la production de riz dans toutes nos rizières pourrait combler une grande partie de notre consommation et réduire notre dépendance extérieure. Et pourtant, en cette fin d’année, nous nous sommes servis des denrées importées qu’on a fièrement étalées devant nos écrans. Après les réjouissances, la disette, car c’est la production qui assure la pérennité et la création des valeurs ajoutées.

DES TERRES SPOLIEES

Devrions-nous nous réjouir lorsque plusieurs de nos compatriotes sont exclus de leurs terres à cause de la cupidité et avidité de certains, et que l’injustice prive plusieurs personnes de leurs droits ?

Plusieurs terres sont spoliées et les villageois ne sont pas rétablis dans leurs droits à cause de nombreuses tergiversations de différentes instances politico-administratives.

QUE LA COMPASSION SURVIVE AUX FESTIVITES

Jésus-Christ, Prince de Paix, nous enseigne à privilégier la paix, la joie, la concorde, et le don de soi comme il l’a fait.

Le pain est ce qui est vital, fondamental. C’est un besoin et non un désir. Puissions-nous partager le pain avec nos concitoyens qui souffrent de malnutrition, de dénuement, de pauvreté… ? Cherchons chaque jour par nos actes quotidiens l’occasion de faire du bien. Ainsi, Sa Lumière poindra sur nous, et nous guérirons nos nations de toutes les calamités.

En cette période festive, relevons le défi de devenir le canal de bénédiction pour notre prochain.

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