11ème commandement : ne point condamner le Rwanda

Rideau sur le sommet USA-Afrique.  Sur le front de l’agression rwandaise, pas grand-chose. Si ce n’est la même  posture générique et généreuse  de Washington. Cessation de tout  soutien au M23, d’un côté. Et  bannissement du « discours de la haine », de l’autre. Parfait jeu d’équilibrisme signé Anthony Blinken.

En somme, un bis repetita du récital donné par le patron du Département d’Etat lors de son passage dans les Grands lacs – à Kinshasa et à Kigali- en août 2022. La condamnation du Rwanda pour son agression documentée et donc avérée attendra. A se demander, vu de RDC, si Washington valait bien un déplacement… présidentiel. Pour le coup, l’expression  » tout ça pour ça  » n’est pas empruntée.

De fait, en la matière, les sommets se suivent et se ressemblent. Luanda avec sa feuille de route que tout le monde invoque et évoque mais que  personne n’emprunte.  Nairobi  avec ses résolutions dont les Congolais attendent l’application.  Djerba  en Tunisie à l’occasion du 18ème sommet de la Francophonie, à l’instar du généralissime Jules César, le très anglophone et anglophile et non moins général Kagamé est venu, a vu et a vaincu.   La preuve, la reconduction de sa protégée,  Louise Mushikiwabo,  à la tête de l’OIF !  Dans tous ces cénacles, pas une seule fois le Rwanda n’a été condamné pour son agression contre la RDC. Même pas  du bout des lèvres. Sur la condamnation du Rwanda,  » la communauté internationale « , en commençant par les organisations sous régionales, est  en mode  » motus et bouche cousue « .

Le massacre, tu condamneras. Les groupes armés, y compris le M23, tu condamneras. Les massacres, aussi. Sauf l’agression rwandaise. Tel est le 11ème commandement.            José NAWEJ

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