Pourquoi sommes-nous si pauvres ?

(Par l’Evangéliste Colin Nzolantima)

Dans notre dernière publication, nous nous sommes étalés sur la question des responsables béninois à Loren Cunningham, « Pourquoi sommes-nous pauvres ? ». Ces autorités voulaient justifier leur pauvreté par manque de ressources. Il a pu leur démontrer que plusieurs pays (la Suisse, le Singapour, le Japon, l’Allemagne…),  n’avaient pas de grandes ressources mais ils ont pu transformer leurs nations à partir des principes fondamentaux d’intégrité.

Dans la société actuelle, et dans presque tous les continents, trois fléaux maléfiques sont à la base de la destruction des nations : la cupidité effrénée, la corruption et l’injustice qui sont les germes de la décadence d’une communauté.

Aujourd’hui, l’Afrique est le continent le plus riche potentiellement, mais aussi le plus pauvre. En effet, les traces de ces fléaux sont devenues une culture. Car la culture est la façon de penser, de parler et d’agir d’un peuple. Dans la quasi-totalité des dossiers traités, on retrouve souvent l’ombre démoniaque de ces fléaux.   ,  

LES CRITERES DE CHOIX DES RESPONSABLES

Dans Deutéronome 1.13-17 « Choisissez parmi vous des hommes sages, intelligents et de bonne réputation. Vous me répondîtes, en disant: Ce que tu proposes de faire est une bonne chose. Je pris alors les chefs de vos tribus, des hommes sages et connus, et je les mis à votre tête comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante, et chefs de dix, et comme ayant autorité dans vos tribus. Je donnai, dans le même temps, cet ordre à vos juges: Écoutez vos frères, et jugez selon la justice les différends de chacun avec son frère ou avec l’étranger. Vous n’aurez point égard à l’apparence des personnes dans vos jugements; vous écouterez le petit comme le grand; vous ne craindrez aucun homme, car c’est Dieu qui rend la justice. Et lorsque vous trouverez une cause trop difficile, vous la porterez devant moi, pour que je l’entende« .

Un homme sage voit toujours l’intérêt de la communauté. L’intelligent est celui qui a la maitrise du dossier et la connaissance des lois de Dieu. La bonne réputation se construit au fil des années, et assure le respect de tous par son intégrité et justice.

La JUSTICE n’est plus rendue car on se base sur les textes de droit qui sont viciés et servent les intérêts d’une minorité au pouvoir. C’est au nom de Dieu que la Justice est rendue.

POURQUOI AVONS-NOUS PEUR DE LA VERITE

Loren Cunningham a relaté dans  » Le Livre qui transforme les Nations« , Ed Jeunesse en Mission, la révélation reçue du Seigneur : « Seuls les gens malhonnêtes craignent la vérité« . Car la vérité se trouve dans la Parole de Dieu. Celle-ci nous apprend l’intégrité, les vertus, la compassion, l’amour, la justice, la transparence…

Malheureusement, toutes nos chaines de valeurs sont perverties. Il est de plus en plus évident de retrouver dans les nombreux accords, négociations et traités des soubassements liés à la compromission.

Les communautés religieuses qui devraient être le pilier des valeurs morales, se compromettent avec les différents présents qui leur sont offerts. Elles ne peuvent justifier les apports reçus surtout dans la construction de leurs édifices. Si ces fonds devaient provenir des libéralités (dîmes, offrandes, aumônes, prémices…) relatives aux différentes activités, cette croissance financière se matérialiserait par l’amélioration des conditions socioéconomiques de leurs membres. Malheureusement, plus ils prient, plus ils s’appauvrissent. L’Afrique subsaharienne détient plus de 100.000 Eglises chrétiennes. Mais 30 des 40 pays les plus pauvres dans le monde s’y trouvent.

Ces communautés religieuses, pour être viables, devraient réaliser les trois missions principales, qui combattraient la pauvreté, l’abrutissement, la manipulation.

Voici les critères pour l’évaluation d’une communauté transformatrice :

1.       Enseigner, informer les membres sur leur mission, leur responsabilité dans leur pays

2.       Les former, les rendre capables par l’apprentissage, la répétition, l’encadrement.

3.       Créer des activités. C’est à travers elles que les écoles, les universités, les centres hospitaliers, l’agriculture, les œuvres de bienfaisance ont commencé.

Tout cela contribue à réaliser la volonté de Dieu sur la terre, d’assujettir, de dominer, de jardiner et non de l’exploiter.

Les gouvernements proposent chaque année des budgets en constante progression et vantant les performances des régies financières dans la mobilisation des ressources. Et pourtant, la fiscalité et la parafiscalité proviennent de la production nationale. C’est cette quotité prélevée qui assure une bonne partie du budget. La population devrait normalement connaitre une amélioration de son bien-être du fait de sa contribution à l’amélioration des revenus du pays. Si ce n’est pas le cas, donc le peuple est oppressé et paupérisé sciemment. C’est ainsi que l’inflation constitue un vol des citoyens.

Le milieu économique devrait créer des conditions propices pour la transformation des ressources naturelles et non pas de bâtir la nation sur les importations des productions finies pour la consommation, ou l’exportation des matières premières brutes sans valeur ajoutée locale.

LA RESTAURATION DU TRAVAIL PAR LA VERITE

LES 4 VERTUS indispensables d’un travail bien fait pour la restauration d’une communauté.

1. Un ministère. C’est une activité ou service exercé par une personne. Toute activité est un ministère.

2. Une vocation. C’est un appel, un mandat reçu du Seigneur pour améliorer, préserver, protéger la société.

3. Une passion. On doit l’aimer de tout son cœur. Cela implique des recherches pour l’excellence, la créativité, l’expertise

4.Une compassion. Il est exercé pour résoudre les besoins de la communauté et non pour s’enrichir ou contribuer à la destruction de son prochain.

LA REPONSE A L’APPEL DIVIN

Deux lois capitales laissées par Jésus-Christ.

Primo,  « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces » (la Mitsvah). L’amour de Dieu nous oriente à la connaissance des lois, des prescrits et des commandements ; Secundo, tu aimeras ton prochain comme toi-même (le Tsedakah). La connaissance des lois de Dieu développe en nous de la compassion, de la charité, de l’amour pour le prochain. On ne peut entreprendre une action qui va à l’encontre de l’intérêt de la communauté. Esaie 58 sur le vrai jeûne. Un texte à méditer sérieusement.

Ainsi, nous ne craindrons plus la vérité, car l’honnêteté sera notre fondement et notre vérité. Prenons courage de nous repentir et de bâtir notre société sur le Roc.

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