Madame Muzito appelle les femmes à se tenir aux côtés de leurs maris

*L’épouse du Premier ministre honoraire Adolphe Muzito a pris part à la marche de Nouvel Elan organisée hier jeudi 17 novembre en soutien aux FARDC contre l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC. 

Le fait est suffisamment rare pour être souligné. Chantal Ngalula Muzito, épouse du leader de Nouvel Elan, Adolphe Muzito, a créé la sensation en marchant hier jeudi 17 novembre aux côtés des militants et cadres de la formation politique chère à son mari. Elle répondait à l’appel du parti de descendre dans la rue pour soutenir les FARDC au front et manifester en même temps la solidarité avec les compatriotes de l’Est de la RDC qui souffrent de l’agression rwandaise.

Se confiant à la presse à l’issue de cette procession, Chantal Muzito appelle les femmes congolaises toutes chapelles confondues et particulièrement  les épouses  des acteurs politiques et des militaires en particulier, à se tenir aux côtés de leurs maris afin d’élargir le front contre l’agression rwandaise sous couvert du M23.

« Face à cette situation que nous imposent nos ennemis, les femmes ont aussi un rôle à jouer. Depuis le début de la mobilisation générale appelée par le Premier ministre honoraire Adolphe Muzito, j’ai l’impression que seuls les hommes politiques et les militaires s’affichent alors que les femmes aussi ont un rôle à jouer  sur ce front. Cette affaire concerne  aussi les femmes qui doivent se tenir aux côtés de leurs maris pour barrer la route à l’ennemi et agrandir ce front que nous formons avec nos vaillants militaires et nos populations face à nos agresseurs« , explique-t-elle.

Il sied de rappeler  que cette marche pacifique organisée par le parti d’Adolphe Muzito réclame la rupture pure et simple  des relations diplomatiques entre la RDC, le Rwanda, l’Ouganda.

Dans le mémo lu au Palais du peuple, chute de la marche, le Secrétaire général de Nouvel Élan, Blanchard Mongomba, exige la confirmation de la suspension de la compagnie aérienne Rwandair, la fin d’exploitation commune de l’or congolais avec le Rwanda, la fin du transit des données de communication congolaises par le  Rwanda en suspendant notamment des entreprises de communication du pays des Mille collines opérant en République démocratique du Congo.

« Nous demandons la confirmation de la mesure de suspension de l’exploitation de la compagnie aérienne Rwandair en RDC, la conduite d’un audit des activités de Rwandair en RDC de 2019-2022, la fin de l’exploitation commune de l’or congolais par les sociétés SAKIMA et l’arrêt de son raffinage au Rwanda, la fin du transit systématique et du contrôle par le Rwanda des données de communication à partir et à destination de la RDC notamment en procédant à l’arrêt définitif des activités de sociétés rwandaises telles que Africell« , a dit Blanchard Mongomba à haute et intelligible voix.

Ce n’est pas tout. Il a, par ailleurs, rappelé  la proposition de Nouvel Elan de construction d’un mur frontalier entre la RDC et ses deux voisins, à savoir, le Rwanda et l’Ouganda.

EAC, une structure hypocrite…

Le secrétaire général de Nouvel Elan a qualifié la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) d’une structure « hypocrite » qui tolère que deux pays membres soutiennent le M23 pour déstabiliser la RDC, un autre pays membre.

« Nous disons qu’il faut notamment rompre les relations diplomatiques avec le Rwanda et l’Ouganda, le régime de Kinshasa a accepté de signer les accords pour faire partie de la Communauté des États de l’Afrique de lL’Est, cette communauté hypocrite, un peu aussi comme la communauté internationale parce qu’il y a l’Ouganda et le Rwanda qui siègent dans cette structure, mais ces deux pays continuent à nous faire la guerre. Nous réitérons notre demande d’expulser l’ambassadeur ougandais sur le sol congolais « , a déclaré Blanchard Mongomba devant des militants de Nouvel Élan.

Plusieurs marches de soutien aux FARDC et de dénonciation ont eu lieu hier jeudi  dans plusieurs provinces du pays. Les autorités de la province du Haut-Katanga ont aussi manifesté à Lubumbashi. Le 04 décembre prochain, les évêques de l’Église catholique vont aussi marcher pour dénoncer l’agression rwandaise sous couvert  du M23, cette rébellion défaite en 2013 et dont les combattants s’étaient réfugiés au Rwanda et en Ouganda.     Didier KEBONGO

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