L’Unesco forme les forces de sécurité sur la liberté d’expression et la sécurité des journalistes

L’Unesco forme à Kinshasa les forces de sécurité sur la liberté d’expression et la sécurité des journalistes. Cette formation a pour but de construire un terrain d’entente entre les forces de sécurité et les professionnels des médias. Mais elle sert aussi à favoriser des relations respectueuses entre les forces d’application de la loi et les journalistes. Ce, en faisant respecter les droits des citoyens à la liberté d’expression et les journalistes à respecter les impératifs de maintenir de l’ordre public. Mais également  de former les forces de sécurité à mieux comprendre le rôle et la fonction des journalistes  dans les sociétés démocratiques et ces derniers à mieux comprendre les restrictions à la liberté de la presse dans des situations d’exception.

Le premier jour de la formation qui va durer  trois jours (du 23 au 25 novembre)  a consisté en la séance commune avec les journalistes et les responsables des services de maintien de l’ordre public de la police nationale qui ont fait  une communication sur les pratiques opérationnelles mises en œuvre par la police en termes de maintien de l’ordre public, principalement pour les manifestations où la présence des journalistes est signalée.

FAIRE COMPRENDRE LES DEVOIRS ET LES ROLES DES UNS ET DES AUTRES

A en croire la chargée de projet de l’Unesco, Virginia Antonelli, il était important pour l’Unesco de réunir ces deux groupes dans la même salle pour qu’ils puissent communiquer de manière ouverte et faire comprendre aux uns et aux autres leurs devoirs et rôles car il y a toujours des tensions entre ces deux catégories de personnes.

Pour les forces de sécurité l’intérêt de les former est pour  maintenir l’ordre public, car ils ne peuvent pas faire leur métier sans la confiance des citoyens et cette confiance est accrue à travers la bonne image que les médias peuvent donner des forces de sécurité.

Plus de 3400 forces de sécurité formées

Virginia Antonelli a, par ailleurs, fait savoir que l’Unesco étant une agence spécialisée des Nations  unies et  ayant un mandat de promouvoir la liberté d’expression notamment l’accès à l’information et la sécurité des journalistes, a en 2013 mis en place un programme de formation et de renforcement des capacités des forces de sécurité mais aussi des journalistes pour qu’ils puissent comprendre les concepts clés des standards internationaux qui règlent la liberté d’expression et la sécurité des journalistes.

« C’est dans cette perspective que le bureau de l’Unesco à Kinshasa, dans le cadre de son programme sur le comportement des journalistes face aux impératifs du maintien de l’ordre public s’est proposé d’organiser trois ateliers respectivement à Kinshasa, à Matadi et à Mbuji-Mayi à la suite de ceux organisés à Goma et à Bukavu« , a-t-elle fait savoir.

L’Unesco et ses partenaires mettent en œuvre des programmes de formation des forces de sécurité sur la liberté d’expression. Plus de 3 400 forces de sécurité ont été formées dans plus de 17 pays dont le Burkina Faso, la Colombie, la Côte d’Ivoire, la Gambie, l’Iraq, la Libye, le Madagascar, le Mali, l’Ouzbékistan, la Palestine, le Rwanda, le Sénégal, la Somalie, le Soudan du Sud, la République-Unie de Tanzanie, la Tunisie et l’Ukraine. Tricya MUSANSI

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