La Conférence des Eglises de toute l’Afrique rassure Modeste Bahati

La Conférence des églises de toute l’Afrique (CETA), a rassuré le Président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, de son accompagnement au processus électoral en cours en RD Congo.

«Nous sommes venus, dans le cadre d’une visite de solidarité au peuple congolais en général et à l’Eglise du Christ au Congo (ECC) en particulier, nous entretenir avec le speaker de la chambre haute du Parlement, pour nous entretenir aussi bien sur la situation qui prévaut présentement dans l’Est du Congo, que sur l’accompagnement de la CETA à l’ECC, durant tout le processus électoral», a déclaré Martin-Blaise Nyaboho, évêque du Burundi qui a conduit une délégation de la CETA, reçue en audience hier jeudi 10 novembre par Modeste Bahati.

LE CONCOURS DE TOUS A UN ABOUTISSEMENT HEUREUX

Par ailleurs, le porte-parole de la CETA à cette circonstance, s’est déclaré satisfait d’échanges avec le premier des sénateurs, pour avoir été suffisamment informés de certains aspects qu’ils ignoraient encore de la tragédie actuelle du Congo-Kinshasa. «Nous sommes très contents du fait que dans la transparence, nous ayons découvert plusieurs informations qui nous échappaient encore. Partant, nous nous sommes engagés, entant que CETA, à accompagner  le processus électoral au Congo», foi  de Mgr Martin-Blaise Nyaboho au speaker du sénat.

Bien que les élections soient une affaire des Congolais, pour les Congolais et avec les Congolais, Modeste Bahati estiment cependant, que le concours des partenaires extérieurs doit être de mise pour un aboutissement sans couacs majeurs, du processus en cours.

Face à ses interlocuteurs, le président du Sénat a rappelé le vœu maintes fois exprimé du Chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, de voir la barque du processus électoral accoster à son bon port. Partant, l’atteinte de cet idéal du pays d’organiser un scrutin équilibré, transparent, libre et démocratique, nécessite l’implication, mieux l’apport de toutes les parties prenantes.

Tout en reconnaissant que les élections, ici comme ailleurs, sont une nécessité et non une fin en soi, Modeste Bahati a, à son tour, rassuré ses interlocuteurs du caractère réceptif de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seule institution d’appui à la démocratie, constitutionnellement investie du pouvoir d’organiser le scrutin en RD Congo.

«Vos conseils et votre soutien  sont les bienvenus. Car, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a besoin de l’accompagnement de tous pour un aboutissement du processus électoral  que nous voulons apaisé»,  déclare Modeste Bahati à ses hôtes. Pourvu qu’on l’entende !

En plus des élections supposées se tenir dans le délai, soit en décembre 2023, la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo a également été abordée au cours des échanges entre le président de la chambre des lords du parlement rd congolais et les hommes en chemise à col pastoral.  Actualité oblige !

Même si rien de substantiel n’a fuité autour de ce deuxième sujet de l’audience, Mgr Martin- Blaise Nyaboho du Burundi, vice-président de la CETA a, toutefois, exprimé au nom de la délégation, la solidarité, la compassion en union de prières, de leur Organisation continentale envers le peuple congolais, victime d’une  guerre injuste et injustifiée imposée par  le Rwanda, sous couvert du fameux Mouvement du  23 mars (M23), clairement identifié comme force terroriste.

En dépit de toutes les intrigues avérées et cachées de la situation actuelle du pays, Modeste Bahati Lukwebo a clairement renseigné à ses interlocuteurs, la détermination du Président Félix-Antoine Tshisekedi, à ramener la paix dans la partie orientale du vaste territoire congolais. Quoi qu’il en coûte ! Que la RD Congo soit victime de ses nombreuses ressources du sol et du sous-sol, c’est tout ce que Modeste Bahati a qualifié d’inacceptable ! 

Heureux qui, comme la délégation de la CETA, a été reçue en audience par le président du sénat et rentre suffisamment informée de la situation en  RDC. Désormais, la Conférence des églises de toute l’Afrique, partenaire privilégié de l’Union africaine (UA), a donc de la matière à présenter à la réunion de son  Comité  exécutif, prévue la semaine prochaine à Addis-Abeba. Grevisse KABREL

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