Erick Nyindu bataille sur le front médiatique

Invité de Jean-Marie Kassamba récemment sur Télé 50, le Directeur de la communication présidentielle, Erick Nyindu, n’a pas eu sa langue en poche. Intellectuel de haut vol, il a étonné plus d’un par la pertinence de ses interventions qui dissimulent mal une maitrise des dossiers et une compétence avérée de son secteur.

Le décryptage de l’adresse à la nation du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, était en toile de fond de cette prestation qui aura révélé une autre dimension de ce Conseiller plutôt pondéré et sobre dans ses agissements. «J’ai une profonde conscience de la mission que le Président nous a confiée», s’est-il justifié. Une manière subtile de répondre à tous ceux qui s’interrogent sur son caractère moins exubérant qu’il met d’ailleurs sur le compte de l’exemplarité.

«Faire taire nos divergences». Ce cri de cœur du Président de la République résonne encore très fort dans les tympans d’Erick Nyindu parce qu’il recèle une dose de gravité. Le pays, a-t-il indiqué, est à un tournant de son histoire qui requiert une unité d’esprit. D’où l’adresse du Chef de l’Etat est tombée à point nommé pour conscientiser ses compatriotes pris indistinctement, au-delà de leurs appartenances idéologiques, culturelles et/ou religieuses.

Et le Dircom d’ajouter que le Président de la République a la primeur des initiatives et qu’en tant que tel, peut à tout moment rencontrer les leaders d’opinion pour débattre de la problématique sécuritaire dans l’Est du pays. 

En ordre de bataille !

Pour ce professionnel des médias ayant bâti sa renommée à l’international, le seul objectif censé préoccuper les Congolais à l’heure actuelle, est de bouter les agresseurs hors du territoire national. Et pour ce faire, la conscientisation des masses est un levier essentiel sur lequel il entend s’appuyer pour accompagner une telle dynamique. Erick Nyindu la fragmente en quatre paliers : Urgence humanitaire ; Mobilisation militaire ; Mobilisation citoyenne et Enrôlement volontaire.

Parlant des moyens dont disposeraient nos forces de défense pour faire face aux agresseurs, Erick Nyindu a usé d’un langage franc, prenant à contrepied toutes les mauvaises prédictions faites sur les FARDC. «Notre armée est en train de se mettre en ordre de bataille et elle est déjà prête (…) Notre armement frappera le moment venu sur le terrain militaire », a-t-il déclaré, sans ambages, mais plutôt avec la ferme conviction que l‘armée nationale est en passe d’être créditée, comme autrefois, des hauts faits de guerre.

D’où le sens de la campagne de recrutement lancée particulièrement auprès des jeunes avec, en sus, un élargissement de la ligne budgétaire accordée à l’armée pour l’exercice 2023.

L’hôte de Télé 50 s’est voulu aussi rassurant quant à la perspective de la levée de l’embargo sur les armes qui, aujourd’hui encore, pèse sur la RDC. Au sein du Conseil de sécurité, a-t-il dit, des pressions sont exercées sur fond des coalitions, de lobbying et des alliances circonstancielles afin que le verrou de la traçabilité imposé au pays soit définitivement levé. «Qu’on donne au Congo les moyens de se défendre pour qu’il puisse exercer son droit de défense reconnu universellement à toutes les nations», a-t-il plaidé avant d’exhorter les diplomates et la Diaspora congolaise à faire aussi leur part.

Prétextes fallacieux des Rwandais

Il est temps, a-t-il insisté, de changer la donne diplomatique en faisant entendre la voix de la RDC dans le concert des nations longtemps abreuvé à la sauce des thèses rwandaises fallacieuses (collusion des FARDC avec les FDLR, ou encore, discrimination des Congolais d’expression rwandophone), des prétextes vidés de leur substance qu’utilise malicieusement le Rwanda pour agresser la RDC.

Sur le front médiatique, Erick Nyindu entend ratisser large en conférant avec les associations des journalistes, les «influenceurs» et autres intervenants du secteur afin de dégager une approche idoine susceptible de matérialiser la vision du Chef de l’Etat sur des questions d’intérêt national.

C’est par un appel pressant aux jeunes et aux acteurs politiques que le Dircom Erick Nyindu a conclu ses propos. Aux premiers, il les a invités à canaliser leur sainte colère vers des structures étatiques pour qu’elle soit plus efficace tout en les exhortant à éviter de tomber dans les pièges de la xénophobie et de l’auto justice. Il a insisté sur la vigilance qui est’ requise en ces temps de crise pour débusquer les traîtres et autres intrus.

Aux seconds, il les a encouragés à jouer aussi leur partition dans l’imbroglio de l’Est en les incitant à aiguiller la conscience patriotique de leurs bases respectives.   Cellcom/ Présidence 8 Novembre 2022

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