Complicité au- dehors et trahison au- dedans

Le « j’accuse » des évêques catholiques rd congolais a une cible : la « communauté internationale« . Celle- ci est accusée d’une certaine complicité dans la tragédie qui se vit et sévit dans l’Est du pays.

Problème, cette accusation n’a rien d’une révélation. Même pas aux yeux du fidèle catholique de base. Tant cette « communauté internationale » commet le même péché depuis un quart de siècle ! Jamais, elle n’est allée à confess! Ce, malgré moult sermons des princes de l’Eglise. A l’image de Pharaon, elle endurcit même son cœur et bouche ses oreilles. Car confesser son péché et donc renoncer à sa « duplicité » est contraire à sa vocation. C’est autant dire que les évêques prêchent dans le désert.

 Ce  que les têtes couronnées de l’Eglise considèrent,  à juste titre,  comme « complicité » se nomme »agenda » dans la galaxie « communauté internationale« . Résiliente qu’elle est, elle peut feindre  faire des concessions, reculer  mais sans renoncer aux objectifs poursuivis depuis le déclenchement de la guerre drapée dans des agressions assorties de rébellions- alibi.

Face à cette « communauté internationale » programmée pour pécher, en l’occurrence pour  émasculer la RDC à des fins des pillages des ressources naturelles, la seule réponse réside dans la mobilisation patriotique tous azimuts. Voilà une cause sacrée pour laquelle la CENCO peut appeler à des marches monstres autant qu’il le faudra pour que ceux des pays bien connus des Congolais qui incarnent réellement cette « communauté internationale » renoncent  à leur dessein méphistophélique sur la RDC.

Mais pour qu’elle ne sonne pas comme une symphonie inachevée, cette déferlante populaire dans les rues et sentiers du pays devrait s’accompagner, au minimum, d’un aggiornamento au niveau de toute l’élite dirigeante. En ce compris certaines sphères du monde religieux.

 Les liaisons  dangereuses, clientélistes, carriéristes voire incestueuses entre un establishment zairo- congolais extraverti prêt à toutes les compromissions pour des intérêts immédiats et bassement matériels font que très souvent c’est avec la complicité active ou tacite  des dirigeants que la RDC est livrée à ses prédateurs.

 Cette très longue guerre résume avec tous ses différents épisodes résume parfaitement le double jeu ou le jeu trouble  qui enserre les dirigeants politico- militaires à tous niveaux

En matière d’ambivalence ou de complicité, l’enfer n’est pas que chez les autres. La parabole de la paille et de la poutre inspirerait utilement tous ceux qui accusent non sans raison la  » communauté internationale » sans balayer d’abord devant leur porte. Eux à qui il arrive de faire chorus avec cette même communauté internationale au détriment des intérêts fonciers du Congo.

 Il s’agit, au fond, pour l’élite congolaise,  toutes strates confondues, de sortir des ambiguïtés quasi ataviques héritées du legs colonial.

Puisse la sainte colère partagée du peuple congolais ne pas être sacrifiée, une fois de plus, sur l’autel des  postures et autres rentes de situation  des uns et des autres. Amen! José NAWEJ/Séoul

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