Nouveau Marché de Kinshasa : la fin des travaux en novembre 2023

* Dès lors, l’heure est à l’identification des marchands de l’ancien site par les chefs de pavillons.

Les travaux de construction du nouveau Grand marché de Kinshasa prendront fin en novembre 2023. L’annonce a été faite le vendredi 16 septembre courant, par un très proche collaborateur du Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, reçu sur le plateau de Télé 50, une télévision privée émettant de la capitale rd congolaises. 

« Les travaux proprement dits vont couvrir 14 mois. C’est alors que l’ouvrage sera complètement achevé et remis à son maitre qu’est le Gouvernement provincial. Dès lors, l’heure est à l’identification, par les chefs des pavillons,  de tous les marchands dûment enregistrés, occupants de l’ancien Marché central« , a-t-il expliqué.

Sur place, la maquette du nouveau Grand marché de la capitale fait rêver plus d’un Kinois. Les images montrent un ouvrage de trois niveaux. Sa capacité d’accueil est de plus 500.00 vendeurs et 126 toilettes hygiéniques construites dans les normes des salles véritablement d’aisance. Pas que. Car, le nouveau « Zando » de Kinshasa prévoit également 62.000 étals et 500 magasins.

En ce qui concerne, l’occupation des magasins, rien n’est d’avance acquis. « Les magasins seront encore vides à la fin des travaux. Tout commerçant désireux occuper une échoppe, devra se rendre à la Banque centrale du Congo pour soumissionner et payer les frais y afférents. En ce qui concerne les pavillons, l’occupation ne se fera pas de manière désordonnée. La priorité sera accordée à tous les anciens occupants. Car, ce sont eux qui vont rentrer en premier, avant de penser aux nouveaux commençants devant occuper l’espace restant« , explique  confiant, l’invité de Télé 50.

LES RAISONS DU RETARD DES TRAVAUX

Après la fermeture officielle de l’ancien Marché central de Kinshasa, le 20 janvier 2021 et la démolition de ses bâtiments, le 18 mars de la même année, les Kinois semblent être à bout de patience. Plus d’une année et 9 mois après, nombreux sont des Kinois qui ont l’impression que les travaux battent encore de l’aile. Certains vont jusqu’à attendre (comme de coutume ?), la traditionnelle cérémonie officielle de pose de la première pierre de construction par le Président Félix Tshisekedi.

Face à cet agacement collectif des marchands de l’ancien Marché central et de leurs dépendants, le proche collaborateur du Gouverneur de la ville de Kinshasa explique les raisons de ce qu’il qualifie de léger retard dans le début des travaux proprement dits.

« Le Chef de l’Etat, en sa qualité de garant de la Nation, ne posera pas la première pierre, comme prétend l’attendre une fraction de la population. Il pourrait, à la limite, passer sur le site pour s’imprégner de l’avancement des travaux. Car, le go des activités avait bel et bien été donné le jour où le Gouverneur avait pris l’initiative de construire un nouveau Marché central, au standing digne d’une mégalopole comme Kinshasa, » renchérit-il.

En ce qui concerne le retard observé dans l’avancement des travaux, la source l’attribue à la durée consacrée aux études de faisabilité ou d’étude du sol. S’ajoute à cela, l’aspect financier, en ce qu’il fallait d’abord s’assurer des capacités de l’Exécutif provincial de réunir les fonds  nécessaires.

« Ce qu’il faut préciser ici, est que l’on ne devait pas construire un nouveau Marché central sur l’ancien. Il nous a fallu 4 mois pour construire 1800 fondations. Il fallait donc commencer par démolir l’ancien Grand marché, évacuer les débris et aplanir le terrain, avant l’étude du sol. 65% des travaux sont souterrains. C’est un détail technique que le commun des mortels ignore. Lors du début des travaux par la destruction de l’ancien Grand marché, nous avons dû évacuer 530 fondations. Pour le nouveau site, il est prévu plus de 1800 pieds ou fondations« , a-t-il précisé.

Ces affirmations corroborent, en fait, le message de Gentiny Ngobila, adressé le dimanche 21 novembre de l’année dernière, aux fidèles de l’église « Ministère Amen » de Limete. De passage a cette église qui draine des milliers de fidèles à Kinshasa, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation  au vaste et ambitieux projet « Kin Bopeto », le Gouv avait expliqué  que « le démarrage proprement dit des travaux avait accusé du retard, à cause des études de faisabilité de ce  projet en cours de matérialisation par EGIS, entreprise de construction française qui avait gagné le marché. »

UN FOND DE CAMPAGNE 2023 ACQUIS POUR FATSHI

Vieux de plus 50 ans, le Marché central de Kinshasa était tout, sauf un lieu de négoces digne d’une capitale comme celle de la RD Congo. Cela pour plusieurs raisons. Entre autres, l’ubiquité de l’insalubrité. Dans ce site transformé en un repaire de pickpockets, il n’était donc plus surprenant de trouver des excréments humains à même le pavé devant les pavillons.

Une autre raison est la vétusté des installations qui faisaient penser à un site moyenâgeux. S’ajoute à ces premières raisons, la demande en croissance constante. Le site accueillait de plus en plus de marchands qu’il ne pouvait plus résorber. D’où, le marché parallèle tenu par le trop-plein de vendeurs qui ont envahi les  alentours de Zando et même, des avenues riveraines.

Tout bien considéré, de nombreux observateurs pensent que la fin des travaux du nouveau Marché central, annoncée pour le mois de novembre 2023, ne peut sortir du contexte politique du pays. 2023 étant une année électorale en RD Congo, l’inauguration du nouveau Grand marché s’offre désormais en véritable fonds de campagne à Kinshasa, pour le Président Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession. Grevisse KABREL 

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