Les préalables au succès du projet de développement des 145 territoires

(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)

Les autorités congolaises s’apprêtent à mettre en oeuvre le projet de développement des 145 territoires. Pour assurer le succès de cette initiative ambitiueuse, l’évangéliste Colin Nzolantima dresse des préalables.

Depuis plusieurs années, les intellectuels et les différents penseurs ont élaboré plusieurs projets de développement socioéconomique. Ces projets sont développés dans les domaines politique, économique, social, religieux …

Sur le plan politique, des théories sur la démocratie, ne se basent plus sur les vertus, les critères d’intégrité, de compassion, d’amour, d’honnêteté, d’humilité.  » Des hommes sages, intelligents et de bonne réputation  » ne sont pas privilégiés.

Sur le plan économique, on constate le ruissellement des capitaux vers les plus riches au détriment des classes moyennes. D’où, la paupérisation, la destruction des outils de production, la pénurie et l’inflation de tous les produits de base qui fragilisent la population.

Sur les plans social et religieux, la dépravation des mœurs et de l’éducation dans tous les canaux de communication saute aux yeux. 

Face à cette crise multiforme et aiguë, tous les pays essaient de trouver et d’inventer des solutions patriotiques au détriment de la mondialisation tant vantée. Malheureusement, comme un cancer métastasé, ces différentes décisions socioéconomiques provoquent encore des conséquences plus dramatiques (la crise énergétique, le rationnement…)

LES FONDEMENTS  RENVERSES

Dans la Bible, le roi Ezéchias était confronté à ce problème au début de son règne. Voilà comment il a pu redresser son royaume.

 » J’ai donc l’intention de faire alliance avec l’Éternel, le Dieu d’Israël, pour que son ardente colère se détourne de nous. Maintenant, mes fils, cessez d’être négligents; car vous avez été choisis par l’Éternel pour vous tenir à son service devant Lui, pour être ses serviteurs, et pour Lui offrir des parfums« , dit-il.

« Ils réunirent leurs frères, et, après s’être sanctifiés, ils vinrent pour purifier la maison de l’Éternel, selon l’ordre du roi et d’après les paroles de l’Éternel. Les sacrificateurs entrèrent dans l’intérieur de la maison de l’Éternel pour la purifier; ils sortirent toutes les impuretés qu’ils trouvèrent dans le temple de l’Éternel et les mirent dans le parvis de la maison de l’Éternel, où les Lévites les reçurent pour les emporter dehors au torrent de Cédron. (2 Chroniques 29:1-11 LSG « )

LES BASES DU DEVELOPPEMENT TERRITORIAL

Les nations, pour assurer leur prospérité, ont toujours commencé par faire un état des lieux, identifier le problème, chercher les causes, trouver des pistes de solution, et mettre en place une stratégie sur la piste la plus viable. Ceci inclut un changement de mentalité, la repentance, et la remise en question de leurs vieilles habitudes.

Les responsables religieux, politiques, socioprofessionnels doivent manifester sans faille les vertus d’intégrité, d’honnêteté, de compassion… pour pérenniser ce projet salutaire en acceptant :

1.    La sanctification : chacun doit connaître et marcher selon les commandements de Dieu.

2.    La purification : faire un état de lieu et enlever tout ce qui est impur et non conforme aux prescrits de Dieu et à la gestion de la société.

3.    Apporter des offrandes et sacrifices provenant des activités saines. La fiscalité et la parafiscalité appropriées et non asphyxiantes pour la population

4.    La bénédiction et la protection de Dieu sur toutes les activités qui proviendront de la cohésion, de l’unité et de l’harmonie dans la communauté.

LES OBSTACLES

En RDC, le projet de développement des 145 territoires connaîtra un grand succès si les préalables ci-hauts cités sont respectés.

Voici sans être exhaustif, les différents obstacles et contraintes à sa réalisation issus des analyses faites avec Mme Nzuzi Muaka Espérance, Présidente de la Confédération Nationale des Paysans du Congo, (CONAPAC), Mme Diomi Nsukami du Regroupement des femmes de Kasangulu, (RFKa) et Mme M.C Faray (formatrice)  :

1. Se rassurer sur l’intégrité des acteurs et responsables dans tous les domaines territoriaux.

2. Revaloriser les responsabilités de véritables chefs traditionnels qui ont une crédibilité et le respect de tous les membres de famille.

3. Le respect des paysans qui sont les vrais acteurs de développement. La terre est le premier travail de l’homme.  Ils sont butés à plusieurs contraintes politico-administratives qui constituent des obstacles à la réalisation de leurs objectifs.

4. Le manque des moniteurs agricoles, des semences appropriées et les différentes tracasseries administratives et fiscales.

5.La déforestation sauvage et le non-respect des normes de préservation des terres.

6. La détérioration des routes de dessertes agricoles et le manque des aires de stockage.

7. La volatilité des prix des produits agricoles

8. Les faibles marges bénéficiaires pour les producteurs agricoles familiaux…

RELANCER LES ACTIVITES A LA BASE

Le rôle d’un gouvernement est de réprimer le mal, ramener la justice, et créer une atmosphère de sérénité de tous les opérateurs œuvrant dans toutes les activités.

Les Etats modernes multiplient leurs interventions dans tous les domaines en les finançant par la planche à billets ou de fortes contraintes fiscales pour couvrir leurs différents déficits publics.

La détérioration des conditions de vie dans nos territoires et villages résulte de cette forte concentration du pouvoir central qui étouffe toute forme d’initiative et de créativité. Chaque entité a suffisamment de ressources (humaines, matérielles, morales, spirituelles, financières) ou peut recourir au partenariat  pour assurer son autosubsistance et sa prospérité. C’est aussi une des recommandations du colloque de l’Université Kongo pour le développement du Kongo central.

Ce serait une erreur grave si la politique de développement des 145 territoires ne se démarque pas de cette gangrène de concentration de tous les projets de développement entre les mains d’une certaine élite. Cette attitude a miné et détruit toutes les activités à la base.

A cet effet, à travers tout le pays, il faudrait au préalable restaurer l’autorité des véritables chefs coutumiers qui sont les gardiens des terres (preservation, protection, cohésion sociale…).

ECOLES ET UNIVERSITES : PEPINIERES DE CREATIVITE

Des jeunes (étudiants comme professionnels) se lancent dans l’agriculture biologique en veillant sur des normes. Nous voyons sur cette image la production de choux de Mlle Joyce Kiesse Nsukami et ses collègues étudiants de 3ème doctorat en médecine à Kisantu.

Plusieurs élèves, pendant les vacances scolaires ont suivi les cours d’entrepreneuriat et ont créé des entreprises de fabrication de bactérol, des cultures maraichères hors sol, la transformation des tomates…

Il est possible de transformer nos écoles et universités en unités de production et de création des richesses, et non seulement un vivrier des consommateurs et des jouisseurs.

Les professionnels peuvent préparer leurs retraites en s’impliquant dans cette politique génératrice des revenus et de réhabilitation de nos communautés.

CONCLUSION             

L’implication des valeurs morales et spirituelles dans les activités permettra une grande croissance économique. En effet, les vertus et les normes dans tout le circuit de production, de commercialisation, de transformation, d’encadrement… assureront la confiance de tous les acteurs (des paysans, des autorités politico-administratives, des transporteurs et des consommateurs)

Le commandement Divin d’assujettir la terre est fondamental dans tout processus de développement. Ainsi, les paysans et les citoyens qui s’investissent à la matérialisation de cette vision divine permettent la construction de la Cité par l’afflux des activités que cela engendre.

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