Des ONG congolaises fustigent le silence de l’UA sur l’agression rwandaise

* Pour Justicia ASBL, le président Tshisekedi aurait dû surprendre ses pairs en annonçant la saisine de la Cour Iinternationale de Justice contre Kigali.

* Pour sa part, la NSCC appelle au retrait de la Monusco, après les déclarations controversées d’Antonio Guterres et annonce une manifestation anti-Monusco dans les prochains jours.

Les discours prononcés à la tribune de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le mardi 20 septembre à New York, suscitent beaucoup de réactions, aussi bien au sein de la classe politique que de la Société civile congolaises. Hier mercredi 21 septembre, plusieurs organisations de la Société civile de la RDC ont dénoncé le silence du président de l’Union africaine (UA) Macky Sall, sur la énième agression de la RDC par le Rwanda.

Justicia ASBL, organisation de défense et de promotion des droits de l’homme et du droit International humanitaire, estime que cette posture de l’UA traduit une hypocrisie et une complicité des institutions africaines dans la déstabilisation de la partie Est de la RDC.

« Justicia ASBL regrette que le président de l’Union africaine n’ait rien dit au sujet de l’agression dont est victime la RDC de la part du Rwanda, un autre pays membre de l’Union africaine. Cette posture traduit une hypocrisie et une complicité des  institutions africaines dans la déstabilisation des pays membres« , peut-on lire dans un communiqué.

RETRAIT DE LA MONUSCO

Cette ONG a, par ailleurs, condamné avec véhémence les propos du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, tenus le 18 septembre, lors d’une interview accordée aux médias français. Elle pense que ce dernier a montré son incapacité à pointer du doigt le Rwanda comme pays agresseur de la RDC et fournisseur d’armes dont dispose le M23, alors que des experts onusiens dûment mandatés, ont élaboré des rapports qui l’attestent sans atermoiements.

« Les propos de M. Antonio Guterres donnent raison à ces Congolais qui pensent à la partialité de l’Onu ainsi qu’à une faiblesse voulue de la Monusco« , souligne le communiqué de Justicia ASBL.

Pour sa part, la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), crie à un complot international contre la RDC et estime que la présence de la Mission onusienne sur le sol congolais ne se justifie plus. Cette ONG demande au gouvernement de prendre, toutes affaires cessantes, les dispositions idoines pour faciliter le départ de la Monusco.

VIVEMENT DES SANCTIONS CONTRE LE RWANDA

« Nous prenons acte de l’aveu d’impuissance des Nations Unies d’imposer la paix en RDC et dénonçons ce vaste complot dont la RDC est victime avec la complicité internationale. Nous notons que si c’était l’Ukraine, le monde entier serait mobilisé par les Nations Unies avec, en tête, son secrétaire général. Ainsi, appelons-nous, toutes affaires cessantes, que la MONUSCO puisse se retirer de la RDC étant mis dans l’incapacité d’accomplir sa mission en RDC « , a souligné J. Tshiombela.

A l’en croire, des organisations de la Société civile de la RDC vont, incessamment, organiser une manifestation pacifique de grande envergure  pour revendiquer le départ de la Monusco.

Le discours prononcé par le Président congolais à la tribune des Nations Unies n’est pas sans critique, côté organisations de la Société civile congolaise. Tout en le saluant,  l’ONG Justicia estime  cependant, que le président Félix Tshisekedi aurait dû clairement demander aux Nations-Unis de prendre des sanctions contre le Rwanda pour son agression contre la RDC.

PAS D’ALLUSION AUX ÉLECTIONS !

Le chef de l’État congolais aurait dû plutôt insister sur les sanctions.

Dans un autre registre, Justicia ASBL soutient que le président Félix-Antoine Tshisekedi aurait dû clairement signifier à l’ONU ce que la RDC attend d’elle en termes d’accompagnement dans les efforts visant à lutter contre la corruption qui plombe les initiatives visant la relance de l’économie nationale.

Elle dit constater aussi avec regret que le président Félix-Antoine Tshisekedi n’a nullement fait allusion aux élections qui devront se tenir en 2023 en RDC, alors que la CENI venait d’annoncer, il y a peu, l’acquisition des machines et la relance imminent du processus d’enrôlement des électeurs.

RENFORCER LA CAPACITÉ DES FARDC

Justicia ASBL conseille au gouvernement congolais de prendre des initiatives pour  rendre plus opérationnelles les Forces Armées Congolaises, notamment par l’achat d’armes sophistiquées en vue de protéger l’intégrité du territoire national ainsi que sa  population.

Concernant les blocs pétroliers et gaziers, Justicia ASBL, en tant qu’organisation fortement  impliquée dans la lutte pour la protection de l’environnement, soutient ces appels d’offres émis par le gouvernement  congolais sur les 27 blocs pétroliers et 3 gaziers. Elle demande au gouvernement de  prendre toutes les mesures qui s’imposent pour rassurer les partenaires sur la protection de l’environnement. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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