L’étude de l’UGT sur les menaces anthropiques des tourbières validée

La République démocratique du Congo possède une importante réserve de tourbières. Vu les menaces qui pèsent sur cet écosystème, le fait que les activités humaines peuvent réduire sa fonctionnalité, une étude du ministère de l’Environnement et Développement Durable, à travers l’Unité de Gestion des Tourbières (UGT), a présenté les résultats d’une étude réalisée à cet effet, le mardi 31 mai à Kinshasa.

Réalisé grâce à l’appui financier de l’Agence belge de développement (Enabel), cet atelier de présentation et de validation des menaces anthropiques sur les tourbières, a connu la participation de plusieurs experts.

Le représentant du Programme d’Etude et d’Expertise d’Enabel Congo, Patrick Tshimanga, a salué la tenue de ces assises. «A la suite de la 3ème réunion de l’initiative mondiale  des tourbières à Brazzaville en mars 2018, activité ayant débouché sur l’engagement des nations  à investir dans les pratiques durables,  compatible avec la protection des tourbières, la RDC a lancé sa dynamique pays, dédié à la conservation et à la valorisation des tourbières. La vision nationale définie sur cet écosystème se résume   à protéger les tourbières pour la nature et les peuples», a indiqué le représentant d’Enabel.

Pour le responsable de l’UGT, Jean-Jacques Bambuta, cette étude constitue une stratégie pour la protection des tourbières. «Nous avons décidé d’écrire une stratégie des tourbières qui constitue un écosystème très important dans la lutte contre le réchauffement climatique. Car, elles sont un important réservoir de gaz à effet de serre. Mieux les connaître, nous permet de mieux les protéger», explique Jean-Jacques Bambuta.

Pris en compte des études multisectorielles

« Cette stratégie, renseigne-t-il, a pris en compte les données qui viennent des parties prenantes non seulement au niveau national mais aussi provincial en interrogeant les communautés locales et les peuples autochtones. Cette étude comprend des données des études multisectorielles, car il est important qu’une étude soit éclairée des données scientifiques ».

 Le secrétaire général au ministère de l’Environnement, Benjamin Toirambe, a reconnu le travail abattu par l’UGT, avant d’appeler à l’expertise de ceux qui en ont les connaissances et les informations exactes sur la tourbe et les tourbières pour éclairer la lanterne des participants aux fins de formuler des recommandations pertinentes.

Après présentation, des experts ont validé l’étude des menaces anthropiques sur les tourbières en RDC.

Fyfy Solange TANGAMU

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