Le Collectif de ressortissants de Kananga sollicite la libération de François Beya

Le Collectif de ressortissants de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, sollicite la libération de François Beya auprès du chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Cette structure a, pour ce faire, adressé une correspondance en date du 6 juin au Président de la République.

«Excellence Monsieur le Président de la République, nous avons l’honneur de venir par la présente, auprès de votre très haute autorité, notre frère, solliciter une justice équitable du magistrat suprême que vous êtes et garant du bon fonctionnement des institutions, dans le traitement du dossier de votre frère, Conseiller Spécial en matière de sécurité, François Beya Kasonga, digne fils du grand Kasai», peut-on lire dans ce document dont une copie est parvenue au média en ligne Yabisonews.cd.

En effet, expliquent les ressortissants de l’ancienne ville de Luluabourg, «plus de quatre mois aujourd’hui depuis que votre frère François Beya Kasonga a été interpelé par l’Agence nationale de renseignements (ANR) pour d’indices d’atteinte à la sécurité nationale, selon votre porte-parole, avant d’être transféré à la prison centrale de Makala où il a été auditionné par l’auditorat militaire».

De ce fait, poursuit ce Collectif, «des sources bien renseignées qui suivent l’évolution de l’affaire, l’auditorat n’avait rien retenu à charge de votre frère François Beya parce qu’aucun élément sérieux ne soutenait les suspicions de l’ANR. Cependant, nous avons appris à travers les médias que son procès a été ouvert la semaine passée à la cour d’ordre militaire», fait-il savoir.

D’après les ressortissants de Kananga, «les différentes phases d’instructions de l’affaire François Beya n’ont pas cessé de laisser une impression de mystère ou encore de complot contre votre frère. Puisque jusqu’à ce jour, aucun service n’arrive à démonté les indices de déstabilisation des institutions dont il est reproché alors que son professionnalisme et sa loyauté envers la République pendant plus de quarante ans et envers vous-même son propre frère n’est pas à remettre en doute. Il ne peut trahir son propre sang que vous êtes et la première institution du pays».

Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, François Beya a été présenté devant le juge à la Haute cour militaire. Une première audience de son procès a eu lieu alors que ses avocats ont introduit une demande de liberté provisoire. Rachidi MABANDU

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