Justin Bitakwira et Charly Wenga appellent les Congolais à défendre le pays en danger

* Le premier invite le chef de l’Etat à faire appel à tous les supérieurs issus de la résistance disséminés à travers le monde.

* Le second demande au Commandant suprême des Forces armées de déclarer la guerre au Rwanda.

Justin Bitakwira et Charly Wenga,  deux ressortissants du Sud-Kivu, l’une des provinces martyres, ont donné de la voix au sujet de l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda et de l’Ouganda. L’un est d’Uvira, l’autre de Mwenga.

Dans deux messages audio différents diffusés sur les réseaux sociaux et dont Forum des As s’est procuré copie, les deux anciens députés nationaux de la dernière législature lancent un appel à la mobilisation générale à la suite de l’agression de la RDC par les armées rwandaise et ougandaise. Très remontés, Justin Bitakwira et Charly Wenga estiment que le moment est venu pour que cette humiliation prenne fin et d’extirper tous les infiltrés de toutes les institutions du pays. Tout Congolais, de tout bord sociopolitique soit-il est concerné : Majorité, Opposition, Société civile, Eglises, pêcheurs, agriculteurs, universitaires, étudiants, professeurs, élèves, écoliers.

Jamais une agression n’a mobilisé autant les Congolais. De plus en plus des Congolais de tous bords haussent le ton, dans un sursaut d’orgueil patriotique, en condamnant l’attaque par les deux pays de la ville de Bunagana. Trop c’est trop, le temps est venu pour que tous les Congolais se lèvent pour une résistance nationale.

« L’histoire se répète. L’histoire se répète, dis-je. Cela fait plusieurs décennies que certains voisins, particulièrement le Rwanda, s’est décidé à nous humilier, à nous exterminer, à nous occuper. Ce pays ne compte pas plus de 14 millions d’habitants. Nous sommes plus de 100 millions d’habitants. Trop c’est trop. Levons-nous comme un seul homme. Levons-nous comme Degaule l’a fait à partir de Londres et a constitué ce qu’on a appelé le Conseil national de résistance.

Le moment est venu où Majorité, Opposition, Société civile, Eglises, pêcheurs, agriculteurs, universitaires, étudiants, professeurs, élèves, écoliers doivent défendre la République « , lance l’ancien ministre du Développement rural.

UN ENNEMI EST APPELE ENNEMI

Il enrage en décrétant que  » le temps a sonné pour mettre fin à ces violences récurrentes,  répétées d’un seul voisin qui se prend pour le Dieu de la terre afin de morceler, balkaniser, exterminer et notre pays et notre peuple « . Aussi appelle-t-il ses compatriotes à la résistance nationale et à la prise de conscience nationale.

L’élu honoraire d’Uvira estime que « toute armée qui a le soutien de son peuple n’a jamais été vaincue » et qu’on doit appeler le chat par son nom. Ainsi, dit-il, « un ennemi on l’appelle ennemi ; un ami, on l’appelle ami. Et (…) que nous devons distinguer les vrais ennemis de faux ennemis et les vrais amis de faux amis. « 

Son collègue et compatriote du Sud-Kivu, Charly Wenga, originaire de Mwenga, s’est adressé directement à Félix Tshisekedi, Commandant suprême des forces armées de la RDC pour lui rappeler que l’agression de la coalition rwando-ougandaise contre la ville de Bunagana a été faite le 13 juin, jour de son anniversaire. Comme pour lui dire que c’est un défi que les vrais faux pays amis lui ont lancé.

Il sollicite « auprès du chef de l’Etat de prendre des décisions qui s’imposent, compte tenu de la menace de ces deux pays « . Entre autres  » d’extirper tous ces infiltrés, de mettre fin à l’humiliation. « 

DECLARER LA GUERRE AU RWANDA

Pas seulement. Ces deux pays agresseurs n’étant pas à leur première agression, l’élu honoraire de Mwenga appelle le Commandant suprême des FARDC de leur rendre la monnaie de leurs pièces en attaquant également « les villes rwandaises et toutes les villes frontalières des pays qui nous agressent .

Charly Wenga exclut toute négociation avec ces pays ennemis.  » Nous connaissons nos ennemis et même leurs mentors et il n’est plus question que nous puissions négocier avec ces peuples ennemis et ces Etats ennemis. Ils doivent être considérés comme ennemis. Et nous devons en tirer les conséquences qui s’imposent. « 

Pour lui, le Commandant suprême des forces armées, en ce jour de son anniversaire, il doit « déclarer la guerre au Rwanda et le peuple est derrière vous« , c’est une façon de lui faire cadeau. Kléber KUNGU

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