A la CNS comme à Sun City, le bâtonnier Kisimba Ngoy prêchait déjà la réconciliation entre Katangais et Kasaïens

En ce lundi 6 juin 2022, cela fait 14 ans jour pour jour que le bâtonnier Honorius Kisimba Ngoy Ndalewe quittait la terre des hommes. Quel vide depuis ! Pour ses proches, naturellement. Le patriarche Kisimba était quelqu’un d’aimant. Pour le barreau. Sans conteste. Premier bâtonnier national élu, Me Kisimba Ngoy constituait toute une école par laquelle sont passées plusieurs générations d’avocats dont l’actuel bâtonnier national. C’est dire.

Pour la classe politique, assurément. Venu à la politique après avoir gagné ses galons de célébrité comme avocat XXL, le nationaliste-fédéraliste Kisimba (pas l’once d’un oxymore chez cet homme pour qui unité nationale rimait avec forme fédérale de l’Etat) n’a pas mis beaucoup de temps pour s’imposer comme l’une des valeurs sûres du landerneau politique zaïro-congolais.

Raison pour laquelle il a été de tous les combats pour à la fois sauvegarder le Congo-Zaïre comme nation une et indivisible et le fédéralisme. Du PNF (Parti des Nationalistes Fédéralistes) à l’UNAFEC, le bâtonnier Kisimba a été constant dans ses idées.

A la CNS et à Sun City, il a été en première ligne pour rapprocher les leaders Katangais et Kasaïens. Une démarche qui a une résonnance particulière en ce moment où l’histoire bégaie.

S’il ne remplace pas le  » bâtonnier « , son fils Maj Kisimba Ngoy s’est engagé à poursuivre le combat de son illustre père. Tel père, tel fils, dit-on.

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