Alliances politiques, une affaire d’hommes…

Pas besoin d’une boule de cristal  pour prédire le big bang dans le  microcosme politique kinois. Pas la peine de se rendre coupable du délit d’initiés pour subodorer que les alliances politiques vont se défaire et se faire à un rythme effréné ou… endiablé- c’est selon- .

 Sous les tropiques rd congolaises, ce branle-bas de combat est systémiquement et systématiquement  au rendez-vous à l’approche de grandes échéances politiques. Des déclarations parfois inattendues,  des rencontres a priori inédites passent pour des signes avant-coureurs du bouleversement du paysage politique.

Ici sans doute plus qu’ailleurs la politique est dynamique. Ou plus exactement déroutante.  Les alliances étant à l’image de la politique elle-même, à savoir hyper personnalisées. Les partis politiques étant davantage des machines au service des présidents fondateurs ou autorités morales que des réceptacles d’idéologie à même d’inspirer une vision et in fine une offre politique traduite en  un programme cohérent et lisible.

Face à cette vacuité idéologique et donc programmatique, difficile de voir éclore des alliances autour des idées ou des programmes. Difficile de savoir la démarcation en terme de vision entre le Pouvoir et les oppositions.

 Depuis l’époque du Maréchal Mobutu, opposition rime au mieux  pour l’essentiel avec attaque véhémente mais dénuée d’argumentation alternative  contre les tenants de l’impérium et au pire avec   slogans, quolibets et …insultes. Il fut un moment où le critère prédominant pour être admis dans l’ordre des opposants était le nombre d’arrestations ou d’interpellations. La palme de l’opposant suprême revenait à celui qui aura connu le plus de séjours en prison. Pathétique. Ceci explique en grande partie l’alternance  sans alternative à laquelle les Congolais assistent depuis «  le passage civilisé du pouvoir entre un président sortant et un entrant « .

Trêve de digression. Pas donc sûr que les alliances qui se dessinent soient fondamentalement différentes de précédentes. Les années passent, mais la manière de faire de la politique demeure quasiment la même.

 Tout tourne autour du positionnement ou du repositionnement  personnel des propriétaires des partis politiques. Les militants, tels des variables d’ajustement, sont là pour acter les options levées par l’autorité morale, non pas à l’aune de l’idéologie ou tout au moins de l’identité du parti mais en fonction de l’équation individuelle du  » chef « . 

Sans doute qu’il serait  chimérique de croire en l’avènement des alliances plus structurelles que conjoncturelles  dans un contexte où la participation au pouvoir d’Etat est l’unique assurance-vie pour les acteurs politiques. Par la force des choses, la politique du tube digestif- et tous ses avatars-  a encore de beaux jours devant elle.

Un réel susceptible de fournir matière à circonstances atténuantes ? Possiblement. Une réalité synonyme d’explication – et non de justification-  de la précarité des alliances qui se font aussi rapidement qu’elles se défont ? Sans doute.    » Juger, disait André Malraux,  c’est de toute évidence ne pas comprendre puisque si l’on comprenait, on ne pourrait pas juger « .

Alors, faudrait-il juger ou tout simplement comprendre  la classe politique zaïro-congolaise?    

José NAWEJ

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