7.237 enseignants NU mécanisés pour le mois d’avril

* Entre-temps, les inspecteurs du secondaire menacent de boycotter l’épreuve de dissertation prévue pour le lundi 30 mai.

Très bonne nouvelle. Le temps ne s’arrêtera plus, comme annoncé, ce vendredi 20 mai dans tous les établissements publics de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPST). Et pour cause, le Gouvernement vient, finalement, de mécaniser 7 mille deux cent trente-sept enseignants Nouvelles Unités.

« Ils seront pris en compte dans une paie additionnelle du mois d’avril dernier. L’argent est déjà à la Banque. Je viens de recevoir les assurances des services du ministre de tutelle aux Finances« , déclare Mme Cécile Tshiyombo, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants du Congo (SYECO), jointe au téléphone hier par Forum des As.

Selon la source, cet acte du Gouvernement vient à point désamorcer la menace de grève générale, annoncée pour ce vendredi 20 mai dans toutes les écoles publiques, tous cycles confondus. « Tout allait s’arrêter dès ce vendredi. Maintenant que l’Etat vient de répondre favorablement à notre requête, en payant les NU, il n’y a donc plus de raison d’aller en grève. Car, nous attendions du Gouvernement, la prise en charge des enseignants Nouvelles Unités sur le listing. Dès lors que c’est fait, les activités ne pourront que se poursuivre normalement dans les établissements publics« , explique la SG du Syeco.

Entretemps, les inspecteurs chefs de pools (INSPOOL) du secondaire, menacent de ne pas effectuer le déplacement pour les différents Centres de l’Examen d’Etat, le lundi 30 mai courant, jour prévu pour l’épreuve de Dissertation. Selon des sources qualifiées, le non-respect par le Gouvernement, de ses engagements dans l’Addendum au protocole d’accord de Bibwa, signé à Mbwela Lodje en novembre 2021, serait à la base de cette révolte collective des enseignants assis.

Au terme du protocole d’Accord sus-rappelé, la partie Gouvernement représentée par le ministre de tutelle, Tony Mwaba Kazadi, s’engageait à allouer une enveloppe globale de 9 milliards 750 millions de francs congolais, en termes de prime  à tous les enseignants du Primaire, comme supplément à la gratuité. Ce, dès la fin du mois de décembre dernier. Pas tout. C’est qu’en plus de la pérennisation de la gratuité de l’Enseignement de base dans tous les établissements publics, l’Exécutif s’était également engagé à prendre en charge, dans le budget 2022, du 2ème et 3ème palier du solde de la prime de bourse et du montant alloué aux Nouvelles Unités (NU).

Par ailleurs, en ce qui concerne les NU et les Non payés (NP), l’Etat congolais avait accepté de payer le reste de 81. 509     enseignants non repris sur les listings de la paie. Le protocole d’accord de Mbwela Lodge prévoyait en outre, la régularisation de la situation salariale de ces enseignants dès la paie du premier Trimestre 2022.

S’agissant justement, de la prise en charge des 2ème et 3ème paliers par le budget 2022, le ministre de l’EPST avait prévu quelque 369 USD aux huissiers. Malheureusement. On apprend que les crédits alloués aux fonctionnaires dans le budget de l’Etat, exercice 2022, ne prend pas en compte l’Accord de Kisantu. Tout le problème semble donc se trouver là. Dès lors que le budget annuel de l’Etat congolais  a été élaboré et voté, sans intégrer cet aspect des désidératas des Enseignants, on se demande ce que devra faire le ministre de tutelle, pour venir à bout de la grogne dans son secteur.

LES INQUIETUDES DES FINALISTES

Au cas où leur menace de débrayer se concrétisait, les inspecteurs du cycle secondaire de l’Epst, auront alors choisi le bon moment pour mettre le Gouvernement à genou. A savoir, la période de déroulement des épreuves de l’Examen d’Etat 2022. Pour le coup, la session extraordinaire comprenant les examens  de Dissertation, l’Oral de français et le jury pratique pour certaines options. Pour cette première partie de l’ExEtat, le chronogramme du ministère de tutelle prévoit, pour le lundi 30 mai, le déroulement du concours de dissertation. Soit, dans dix jours.

Cependant, dans les milieux de nombreux parents à Kinshasa, on craint que ce coup de colère des inspecteurs, ne vienne à nouveau, perturber le calendrier des activités d’une année scolaire, ouverte sur fond de malaise dans toutes les écoles publiques. Les mêmes inquiétudes des parents sont partagées par de nombreux finalistes des humanités attendus à ces épreuves. Sans désespérer, ces derniers invitent le Gouvernement à prêter une oreille attentive – et la bonne – aux problèmes des enseignants, afin de sauver la fin de l’année scolaire en cours.

DANS LES ECOLES PUBLIQUES PRIMAIRES, LA GREVE

Pendant que les inspecteurs du secondaire brandissent leur menace de sécher les Centres de l’Examen d’Etat, le lundi 30 mai, la grève se radicalise dans la plupart des écoles primaires publiques. Pour les mêmes raisons, le Syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques, créé en février dernier, accuse le Gouvernement de non-respect de ses engagements de Bibwa, clairement repris dans l’Addendum du protocole de Mbwela Lodge.

Secret de polichinelle, les enseignements ne se donnent plus dans nombre d’écoles primaires officielles. Toutes proportions gardées, les établissements conventionnés sont ceux qui ont le plus respecté l’appel à la grève, lancé par le syndicat depuis bientôt plus de deux semaines. Pas plus tard que le lundi 16 mai, le Secrétaire général dudit syndicat, Ignace Mbala Keto, avait tiré les oreilles à tous les autres enseignants de certaines écoles officielles qui continuent à enseigner, moyennant 1000Fc et 500Fc perçus quotidiennement des élèves.

Par ailleurs, le numéro 1 de ce nouveau syndicat, avait lancé une sévère mise en garde à quiconque serait tenté d’exhumer la maudite et dégradante pratique de prise en charge des enseignants par les parents.

« Sous aucun prétexte, les parents ne peuvent devenir l’employeur de l’enseignant de leurs fils. L’Etat congolais doit prendre ses responsabilités, son statut de patron du professionnel de la craie« , a déclaré M. Ignace Mbala, lors d’une intervention lundi, sur Top Congo. Aussi, a-t-il demandé aux parents de garder leurs enfants à la maison, avant que le pire n’arrive.

On rappelle qu’à sa sortie officielle le samedi 19 février dernier à Kinshasa, ce syndicat avait demandé au gouvernement d’uniformiser la prime de gratuité dès la fin du même mois.

Par ailleurs, dans une déclaration faite à la même occasion devant les caméras, le SG du SYNEPP avait stigmatisé ce qu’il avait qualifié de « mauvaise catégorisation » des écoles primaires. A ce sujet, il avait dit ne pas comprendre la taxonomie scolaire du Gouvernement. Selon lui, certaines écoles perçoivent 200 000 francs congolais en termes de prime, soit l’équivalent de 100 dollars US, alors que d’autres ont 30 000 fc, soit 15 dollars seulement. « Sur ce, nous demandons au gouvernement d’uniformiser ladite prime dès ce mois de février 2022« , avait -il dit.

Tout compte fait, l’année scolaire 2021-2022 qui a commencé sur fond de tensions, dans quasiment tous les établissements de l’EPST contrôlés par l’Etat, donne l’impression de se terminer dans les mêmes conditions. Pourvu que le Gouvernement mette les bouchées doubles pour sauver les meubles et donner les gages d’une fin d’année scolaire apaisée. Grevisse KABREL

Laisser un commentaire

Suivez-nous sur Twitter
eskort eskişehir - adana eskort - escort - izmit eskort - mersin eskort