Sama Lukonde réaffirme la volonté d’organiser les élections dans le délai

Politique, économie, social… La matière était abondante, voire très abondante pour le Premier ministre Sama Lukonde qui a  dressé le bilan de l’An 1 de son gouvernement au cours de l’émission  »Premier ministre face au public » au studio Mama Angebi de la RTNC, hier mardi 26 avril. Le chef de l’Exécutif national dresse un bilan qu’il juge satisfaisant du point de vue de l’action et des objectifs qui avaient été fixés à son gouvernement….. Toutefois, a-t-il reconnu, il y a encore des attentes, mais le gouvernement reste déterminé à y répondre.

Au cours de cette émission, une première – à en croire les organisateurs,  la RTNC  et Top Congo – le chef du gouvernement Sama Lukonde a abordé plusieurs sujets d’actualité dans pratiquement tous les domaines de la vie nationale : élections, état de siège, Etat de droit, insécurité dans l’Est du pays, le dialogue entre Katangais et Kasaïens, la flambée des prix des produits de première nécessité sur les marchés, l’agriculture, les « consultations » de Nairobi entre gouvernement et groupes armés, la gratuité de l’enseignement de base, la retraite des fonctionnaires, la création d’une autre compagnie aérienne, Iles Xèmes Jeux de la Francophonie….

Le premier Warrior a rassuré l’opinion que son gouvernement avait l’oreille attentive aux attentes de la population. Il a souligné que le travail qui se fait est un travail de base, car construire le Congo demande une architecture axée non seulement sur le bon fonctionnement de l’Etat (l’administration publique, l’armée, la police et tous les autres services), mais sur d’autres facteurs aussi. La base a été posée, l’architecture est en train d’être montée, a affirmé Sama Lukonde.

       Au sujet des élections en 2023, le Premier ministre congolais  a réaffirmé sans tergiverser que les élections seraient organisées dans le délai avec des cartes d’identité nationale (CIN) et que son gouvernement est en train d’assurer les opérations afférentes, tout en reconnaissant que le grand défi reste les machines. Il a soutenu que  son gouvernement est déterminé à organiser des élections même dans des provinces sous l’état de siège.

BOOSTER LA PRODUCTION LOCALE POUR JUGULER LA FLAMBEE DES PRIX

Au sujet de l’augmentation de 30% faite sur les salaires des fonctionnaires et que les intéressés trouvent insignifiante, le Premier ministre a apaisé les esprits que pour constater l’impact financier de cette augmentation sur le Trésor public, il faut la voir dans sa globalité en considérant le nombre de fonctionnaires concernés.

Quant aux fonctionnaires candidats à la retraite dont le nombre s’élève à 300 000 agents et cadres, il a précisé que le gouvernement allait réaliser cette augmentation par paliers.

Pour le secteur de l’enseignement, le chef du gouvernement qui a contextualisé le problème, a souligné le fait qu’à sa prise de fonctions, le secteur  comptait 410 000 enseignants pris en compte, alors qu’ils sont aujourd’hui 600 000 avec une enveloppe actuelle de 160 milliards de FC contre quelque 70 milliards hier.

Au sujet de la flambée des prix des biens sur le marché, il a expliqué cette situation notamment par des facteurs exogènes, dont  la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine en raison précisément de la dépendance de la plupart des pays africains aux importations de certains produits (blé, céréales). D’où la détermination de son gouvernement à privilégier la production de certains produits comme le manioc…

IL FAUT QUE L’ETAT DE SIEGE PRENNE FIN LE PLUS TOT POSSIBLE

Répondant à la question sur l’état de siège et précisément s’il y a la nécessité de continuer à mener des opérations militaires avec l’armée ougandaise étant donné que l’Ouganda est à la fois juge et partie, Sama Lukonde a souligné l’importance de partager l’expérience avec cette armée pour renforcer la traque contre ces groupes armés. Il a toutefois reconnu les faiblesses de ces opérations conjointes. Un état de siège dont la fin est réclamée par la société civile, des députés et la FEC de ce coin. Et pour la notabilité de l’Ituri, il faut tout, sauf revenir à l’état d’avant l’état de siège. Quant aux populations de Beni et d’Irumu qui continuent à être tuées, elles demandent la police de proximité. Pour le gouvernement, il faut que l’état de siège prenne fin le plus tôt possible.

La crise entre les communautés katangaise et kasaïenne a été aussi abordée. A ce sujet, le Premier ministre a épinglé des causes économiques, notamment les minerais. La solution serait de développer la province du Kasaï pour freiner l’émigration des Kasaïens vers le Haut-Katanga. Entre temps, les Katangais exigent des Kasaïens le respect des us et coutumes de la population accueillante. Au passage, il a fustigé le comportement des wewa d’où est partie la crise, à qui la maire de Lubumbashi avait interdit la circulation à Lubumbashi.

Au sujet de l’organisation des IXèmes Jeux de la Francophonie, Sama Lukonde a rassuré que le gouvernement serait prêt dans le délai, toutes les commandes ayant été passées et les factures des maisons du village de la Francophonie payées par le Trésor public

Face au public, lointain et anonyme, c’est un Sama Lukonde qui s’est montré fier d’avoir fourni beaucoup d’efforts dans le sens de la satisfaction des besoins des populations, mais qui reste conscient de l’ampleur de la tâche qui l’attend,  lui et  son équipe.           Kléber KUNGU

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