Réformes électorales :  » Aller à l’essentiel « , plaide i-REVE

A l’heure de lancer les débats sur les réformes électorales à l’Assemblée nationale, les organisations de la société civile membres de « L’Initiative pour les réformes, la réussite et la viabilité électorale, I-REVE » plaident pour la mise sur pied des réformes électorales consensuelles et inclusives en vue des élections apaisées en 2023. « Aller à l’essentiel« , insiste l’i-REVE dans un communiqué signé par Joseph Nkinzo Tchibo, coordonnateur de la plateforme « Collectif d’actions de la société civile, CASC« , dont une copie a atterri, par bon vent, à Forum des As le weekend.

Dans un plaidoyer d’une page, i-REVE fait plusieurs recommandations à la Représentation nationale et à d’autres leaders de la scène politique rd congolaise en rapport avec lesdites réformes, inscrites sur la liste des matières à traiter de la session en cours.

L’initiative congolaise des OSC pour un processus des réformes électorales efficace et participative encourage toutes les parties prenantes à prendre la mesure des obstacles dont a fait état la CENI lors de la présentation de sa feuille de route début février dernier et y donner une suite favorable. Selon l’i-REVE, ces contraintes sont liées au  » retard du temps perdu, à la volonté politique, au financement du processus électoral, aux réformes du cadre légal, à la mutualisation, à la sécurité et à la santé publique. « 

La plateforme prévient qu’un  » glissement électoral est un danger pour les acquis de l’alternance obtenus en 2018 et les conséquences seraient fâcheuses « . Elle dit non à la révision constitutionnelle et insiste sur la révision du système de quota et des sièges réservés. I-REVE plaide aussi pour le retour au système de scrutin présidentiel à deux tours et pour l’organisation des élections locales.

Ce regroupement des OSC estime que  » la mutualisation et l’identification des Congolais de l’étranger sont de nature à retarder les élections de 2023« .

S’agissant du recensement administratif, i-REVE souligne qu’il ne conditionne pas la tenue des élections. « Les élections de 2023 ne sont pas conditionnées techniquement par le recensement administratif. Il y a lieu d’aller à l’essentiel « , indique-t-elle. 

Conscientes de la haute utilité de l’élargissement du corps électoral des gouverneurs et des sénateurs, ces organisations mettent en garde sur le risque que ce processus puisse conduire au-delà du délai constitutionnel imparti. Elles plaident pour que les élections des gouverneurs dans les 14 provinces ne puissent pas constituer une source de déconcentration pour les objectifs des délais légaux de 2023.

Inclusion des femmes dans les institutions

Dans son plaidoyer, i-REVE insiste sur l’inclusion des femmes et leur représentation équitable dans les institutions, conformément à l’article 14 de la Constitution. Elle ne s’arrête pas là. Cette plateforme plaide aussi pour la représentation des jeunes, des personnes vivant avec handicap et des peuples autochtones à hauteur de 30 % dans les listes des candidats de partis politiques à différents niveaux des élections de 2023.

La plateforme compte 14 réseaux et coalitions de Gouvernance, de plaidoyer, de femmes, de jeunes, de personnes vivant avec handicap et de populations autochtones.

Elle a pour objectifs : « Contribuer à un processus de réformes électorales réussi, la promotion d’un dialogue inclusif et transparent du processus électoral, une éducation civique et électorale participative et efficace ; faciliter la participation citoyenne des jeunes, des femmes et des personnes vivants avec handicap dans le processus de réforme ; proposer des réformes pour la stabilisation du cadre légal électoral afin de promouvoir la paix et la concorde autour du processus électoral. » Didier KEBONGO

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