Le NDI conseille des réformes électorales issues d’un dialogue politique !

On est à huit mois de l’an 2023, année électorale en RDC. Plus beaucoup de temps. Ce qui fait que dans toute la classe politique, c’est ce sujet qui est à l’ordre du jour. Chaque état-major politique affûte ses armes et élabore des stratégies. Mais avant d’y arriver, le débat qui divise à ce jour est de savoir si avant ces échéances, il faut préalablement procéder aux réformes électorales afin d’éviter de reproduire les mêmes élections chaotiques que les Congolais ont connues lors des trois précédents cycles électoraux de 2006, 2011 et le tout dernier en décembre 2018.

Le National democratic institute (NDI) un organisme américain proche du parti démocrate et spécialisé sur les questions électorales et qui accompagne les processus électoraux en Afrique a fait une analyse en profondeur sur cette question. Compte tenu de la crise politique actuelle issue de la contestation des élections de décembre 2018 qui ont donné comme vainqueur Félix Tshisekedi de l’UDPS, le NDI conseille vivement les réformes électorales dans un dialogue politique. Le NDI explicite que cette rencontre qui est inévitable mettra autour d’une même table des acteurs politiques venant de différentes familles politiques pour en débattre, c’est cela le dialogue.

Baudet sur le dialogue

Or, l’Union sacrée de la Nation de Félix Tshisekedi avec l’UDPS en tête, rejette toute idée de dialogue qu’elle ne comprend autrement que comme un stratagème de ses opposants de Lamuka et du FCC pour s’inviter au partage du gâteau. Les explications d’Adolphe Muzito, coordonnateur en exercice de cette plateforme politique n’ont convaincu personne.

Un autre sujet qui divise ces deux camps politiques, c’est la loi électorale dont l’examen est en cours à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire à l’intérieur des institutions. LAMUKA et le FCC boycottent la participation aux plénières de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que le traitement de la loi électorale se fasse en dehors des institutions.

L’argument du Premier ministre honoraire Adolphe Muzito  est que cette Assemblée nationale est à leurs yeux illégitime car, née du hold-up électoral de décembre 2018. Il serait contradictoire d’aller y prendre part. D’où, pour eux, le cadre idéal pour débattre des réformes électorales à entreprendre, c’est en dehors des institutions.

Réponse du berger à la bergère d’Augustin Kabuya, Secrétaire général (SG) de l’UDPS. Il demande à Muzito de Lamuka si au moment où il était Premier ministre et chef du Gouvernement de la république, il faisait examiner des lois en dehors des institutions. Comment maintenant, il veut une chose et son contraire. Des positions diamétralement irréconciliables qui pourraient cheminer jusqu’en décembre 2023 où on se retrouvera avec la majorité des parties prenantes en dehors du processus.      KANDOLO M.

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