Enfin, Kabund parti, la « guerre » de gestion des ambitions à la porte de l’UDPS!

* Qui donc, d’André Mbata ou de Paul Tshilumbu succédera au trône ?

Désormais, Il ne siégera plus au perchoir. Jean-Marc Kabund-A-Kabund a, enfin, formalisé sa démarche. Il a formellement déposé, hier jeudi 31 mars, sa lettre de démission du poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale. A l’ère et à l’heure des médias sociaux, la correspondance adressée à cet effet à Christophe Mboso, président de la Chambre, a été très largement partagée dans plusieurs plateformes. C’est donc acté!

Dès lors, la démission de Jean-Marc-Kabund a été moins nouvelle dès les premières heures de son annonce, dans la mesure où cette formalité s’est avérée irréversible depuis le 14 janvier dernier. Autrement dit, c’est depuis plus de deux mois que l’opinion attendait voir Jean-Marc Kabund, aller jusqu’au bout de sa logique. Ce, après qu’il a annoncé, via un Tweet, son départ du bureau de la Représentation nationale.

LA « GUERRE » A LA PORTE DE L’UDPS ?

Qui donc, succédera à Jean-Marc Kabund-A-Kabund au fauteuil de premier vice-président de l’Assemblée nationale? La question reste suspendue sur les lèvres de plus d’un analyste. Comme dans une course de chevaux, les Bookmakers ont commencé à feuilleter depuis plusieurs semaines, le Betting-Book de l’UDPS,  parti au pouvoir au sommet de l’Etat, pour tenter un pari.

Toutefois, rien n’a encore fuité jusqu’hier, en rapport avec le nom du potentiel remplaçant de Jean-Marc Kabund. Normal, quand on sait que le choix relève du pouvoir discrétionnaire du Président Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, autorité morale du parti. Car, selon la clef de répartition initiale de postes au Bureau de la Chambre basse, le poste de premier vice-président revient à l’UDPS. Moralité, c’est donc le Chef de l’Etat et seul lui, qui a le dernier mot en ce qui concerne le casting.

A priori, pas facile d’être Fatshi dans cette circonstance toute particulière qui le place devant une « guerre » de gestion des ambitions à la porte de l’UDPS. Même s’il n’y a encore rien d’officiel, la démission de Jean-Marc Kabund a ouvert la porte à une sorte de foire aux spéculations. Certaines langues parient sur le député Paul Tshilumbu. D’autres disent percevoir sur le fauteuil tant convoité du premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’ombre du député André Mbata.

Dans tous les cas, le successeur de l’ancien président a.i de l’UDPS, désormais ex-vice-président du Bureau de  la Chambre, sera connu dans les jours à venir. La tradition prévoit l’annonce officielle, par le président de l’Assemblée nationale, de la vacance au poste afin de permettre aux différents prétendants de déposer leurs candidatures. Evidemment, il s’agit-là d’une simple formalité d’usage dans la mesure où il n’y aura pas de compétition proprement dite. Car, la plénière n’aura qu’à entériner le candidat déjà choisi en amont par l’UDPS.

L’HISTOIRE D’UNE FIN DE REGNE

La démission officielle de Jean-Marc Kabund-A-Kabund aura ainsi marqué l’épilogue de son feuilleton. Mais d’aucuns estiment que les dés avaient déjà été jetés depuis son exclusion définitive du parti, à la suite d’une décision de la Convention démocratique du parti (CDP), rendue publique le samedi 29 janvier au siège national de l’UDPS.

Question : pourquoi Kabund a-t-il attendu longtemps pour rendre le tablier ? Dans son édition du 16 janvier dernier, Forum des As titrait, en s’interrogeant à sa Une: « Tempête parfaite au sein de l’UDPS: Jusqu’où ira Jean-Marc Kabund ? » Sans anticiper l’issue de l’affaire, le quotidien trentenaire avait cependant, émis plusieurs hypothèses sous forme de conseils au concerné.

Dès l’instant qu’il avait annoncé, via un tweet le 14 janvier, sa démission du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund ne devrait plus reculer. Nombreux ont été des analyses qui, comme Forum des AS, avaient donc conseillé à ce dernier, alors président a.i de l’UDPS, de démissionner effectivement pour une sortie honorable. Hélas! L’homme a tergiversé, donnant l’impression qu’avec le recul du temps, les choses pourraient se passer autrement. Erreur.

Car, après les accrochages de sa garde rapprochée, le 12 janvier avec des éléments de la Garde républicaine, celui que les combattants UDPS avaient surnommé « maitre- nageur 520 Gigas« , cessait d’être le « livret de Caisse d’épargne » du parti au pouvoir. A tous égards, faire de la politique, c’est aussi savoir anticiper les événements heureux ou malheureux.  Grevisse KABREL

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