Réformes électorales : la Ceni sollicite l’implication du Parlement

* Pour ce faire, l’équipe Kadima a échangé hier avec les présidents des deux chambres.  

Le bureau de la Ceni, conduit par son président Denis Kadima, s’est entretenu, hier lundi 7 mars, à Kinshasa, avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale.  La question des réformes électorales, telle que prévue dans la feuille de route de la Ceni, a constitué l’essentiel des échanges avec les patrons des chambres législatives.

Le bureau Kadima a eu un long entretien avec Modeste Bahati, accompagné du premier vice-Président et du rapporteur du Sénat.  Le numéro un de la Centrale électorale a saisi également cette occasion pour aborder le sujet relatif au financement du processus électoral.

A ce sujet, Denis Kadima a demandé au Sénat de jouer pleinement son rôle, en sa qualité d’autorité budgétaire, en vue de pousser l’Exécutif à décaisser rapidement les fonds relatifs à l’organisation des scrutins dans le délai constitutionnel, conformément au vœu du président Félix Tshisekedi. 

Pour les nouveaux animateurs de la Centrale électorale, la meilleure façon d’organiser les élections démocratiques et crédibles en 2023, c’est de s’y mettre dès maintenant et d’accélérer toutes les réformes y afférentes.

des réformes à temps pour de bonnes élections

« Nous avons sorti notre feuille de route. Elle parle de l’étape des réformes électorales. Cela va se faire évidemment avec le Sénat jouant un rôle important. C’est parmi les choses que nous avons discuté. Tout cela, pour qu’il y ait un cadre de collaboration assez suivi pour qu’il n’y ait pas de retard ou de problème de qualité dans la gestion électorale. S’il y a un retard (dans le traitement de ces textes, ndlr) ça va affecter nos opérations. C’est pour cela que nous avons voulu nous assurer que le président du Sénat, à son niveau, pose des actes qu’il faut pour que nous puissions avoir ces réformes à temps.  Ainsi, nous pourrons avancer avec le processus électoral« , a déclaré Denis Kadima au sortir de l’audience.

Dans sa communication, le speaker de la chambre des sages, a salué l’initiative prise par les nouveaux dirigeants de la Ceni de consulter son bureau dans la perspective de l’organisation de bonnes élections en 2023. Pour Modeste Bahati Lukwebo, le Sénat veut que toutes les institutions travaillent en collaboration pour le bien-être de la population de manière générale et pour l’aboutissement heureux du processus électoral en cours.

Travailler en collaboration

Le président de la Chambre haute a, à cet effet, proposé la création d’un cadre permanent de discussion des institutions pour un fonctionnement harmonieux de la République. Ce cadre d’échange n’énervera pas l’autonomie reconnue à chaque institution, a-t-il souligné.

Cette séance de travail s’inscrit dans le cadre des consultations que le nouveau bureau de la Ceni mène depuis son investiture. Le parlement est la troisième institution consultée après le Président de la république et le Gouvernement.

« La Commission électorale nationale indépendante travaille pour un processus électoral de qualité. Et pour y parvenir, nous ne le faisons pas seuls. C’est pourquoi, dans un passé récent, vous nous avez  vu rencontrer le chef de l’État, le Premier ministre… Et aujourd’hui, nous sommes venus auprès du président de l’Assemblée nationale. Tout le monde connait le rôle de cette institution, non seulement dans notre désignation, mais aussi par rapport au travail proprement dit notamment toutes les questions liées à la loi et c’est à ce niveau que cela se fait« , a expliqué Denis Kadima.

« C’est dans ce cadre que nous sommes venus voir le président de l’Assemblée nationale, pour discuter de la collaboration qui aura entre nos deux institutions. C’est une évidence, la Ceni conseille le Parlement en matière électorale et bien d’autres choses sur lesquelles on peut discuter avec les parlementaires.

« Il est, dès lors, vrai que les lois ne sont pas en souffrance, il peut y avoir des réformes, le cas échéant. Et nous savons qu’il y a une proposition de loi. Nous allons l’analyser à notre niveau et en discuter avec l’Assemblée nationale. Nous espérons que durant cette session du mois de mars, ces discussions devront avoir lieu. Il est indéniable que ces réformes ont un impact sur nos opérations. Plus tôt, c’est fait, mieux ça vaut« .

Outre le Président du Sénat,  Bahati Lukwebo, les membres de la Ceni ont également échangé avec le premier Vice-Président du Sénat, Eddy Mundela et les membres du bureau de cette chambre des sages.   Avant cela, le numéro un de la Ceni et son équipe ont conféré avec le président de l’Assemblée nationale. Là aussi, il était question des réformes électorales prochaines.

Pour ce qui est des réformes électorales, une loi a été récemment déposée à l’Assemblée nationale par le groupe de 13 (G13). Cette proposition de loi, baptisée « Loi Lokondo » préconise la suppression du seuil électoral, remplacé par une « condition de recevabilité des listes au prorata des 60 % des sièges en compétition« . Rocco NKANGA et Orly-Darel NGIAMBUKULU

Laisser un commentaire

Suivez-nous sur Twitter
eskort eskişehir - adana eskort - escort - izmit eskort - mersin eskort