Les acteurs sociaux formés sur la gestion des cas d’abus sexuel dans le cadre du projet PERSE

Le ministère du Genre, famille et Enfant, en collaboration avec le Fonds des Nations-unies pour la population(UNFPA) forment les acteurs sociaux sur la gestion des cas d’exploitation d’abus et harcèlement sexuel (EAS/HS). Ce,  dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’équité et de renforcement du système éducatif (PERSE).    

     Cette formation vise plusieurs objectifs, notamment, renforcer les capacités des acteurs sociaux dans la prise en charge psychosociale et la gestion des cas des EAS/HS dans le système scolaire, faciliter la compréhension des concepts fondamentaux sur les VBG, les EAS/HS, les stratégies de prévention et de réponse, la gestion des cas EAS/HS dont les mécanismes de plainte et de rapportage, ainsi que les outils de collecte des données, permettre également aux participants d’explorer leurs propres attitudes et perceptions concernant les VBG, EAS/HS, et leurs responsabilités en tant qu’acteurs sociaux pour créer des forums sécurisés pour l’éducation, le dialogue, la prévention et l’intervention.

D’après le rapport du projet PERSE, l’absence des mécanismes de dénonciation des cas d’exploitation et abus sexuels au niveau des écoles, et dans la communauté, pourrait être à la base de l’abandon scolaire des filles, étant donné leur vulnérabilité plus élevée.

« Si des mesures d’atténuation des risques et de réponse à ces abus ne sont pas mises en place, les bénéfices des efforts visant à accroître la scolarité des enfants à travers la politique de la gratuité seront limités, particulièrement pour les filles. La non dénonciation des actes de violences basées sur le genre, ainsi que des incidents d’exploitation et abus sexuels est favorisée notamment par la non intégration des programmes d’éducation sexuelle complète dans le système scolaire, ce qui ne permet pas aux élèves de comprendre ces actes et de pouvoir les dénoncer en toute sécurité et confidentialité afin de bénéficier des services de prise en charge« , souligne le rapport.

Cependant, la coordonnatrice de programme VBG et cheffe du PERSE, Kateryna Shalayeva a fait savoir que cette  formation est dédiée au renforcement des capacités des parties prenantes, des acteurs sociaux de changement dans la prévention d’abus, exploitation sexuelle et harcèlement sexuel en milieu scolaire dans le cadre ce projet.

Elle a également signifié que PERSE est un projet d’équiper et renforcement du système éducatif lancé par le Gouvernement de la RDC et mis en œuvre par le Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique.  Et d’ajouter que, l’UNFPA s’occupe principalement des volets de prévention d’abus et exploitation sexuelle et harcèlement sexuel en milieu scolaire.

« Il nous faut une école qui est sûre et protectrice où ni l’enfant ni enseignant ni parent ne subisse la violence basée sur le genre et en milieu scolaire« , a conclu le Dr. Kateryna shalayeva.

A en croire,  le Directeur de service national femme et développement, Cospert Biayi, cette formation rejoint les objectifs de la campagne  « Tolérance zéro » initiée par le Chef de l’Etat. D’après lui, renforcer les capacités des acteurs dans la prévention et la réponse aux VBG, c’est améliorer les conditions d’étude de notre pays.

 » Mon souhait reste que nous ayons un certain nombre des acteurs sociaux formés, compétents  pour pouvoir donner une réponse adéquate en cas d’abus et exploitation sexuelle et harcèlement sexuel en milieu scolaire« , a-t-il souhaité.

La  formation sera animée pendant 4 jours à Kinshasa. Il y aura  des exposés théoriques et les exercices pratiques. Un pré-test et post test seront administrés pour évaluer le niveau de connaissance avant et après la formation.

Signalons que, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a obtenu de la Banque mondiale un crédit pour financer le Projet d’équité et de renforcement du système éducatif PERSE. Les objectifs du PERSE sont de réduire les dépenses des foyers sur les frais d’éducation primaire parmi les ménages les plus pauvres, d’inscrire deux millions d’enfants de plus aux écoles primaires dans les dix provinces d’intervention, et de renforcer les systèmes éducatifs et de gouvernance de base à travers tout le pays.          Tricya MUSANSI

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