Alerte : le bâtiment du Conseil d’Etat menacé d’écroulement

* C’est le constat fait hier par le premier président de cette haute juridiction administrative, Vunduawe Te Pemako, accompagné du PG Octave Tela, au terme d’une visite d’inspection effectuée dans certaines pièces de cet édifice.

* Pour les experts en construction présents à cette visite, le problème est assez grave et appelle un agir prompt.

Le bâtiment du Conseil d’Etat risque de s’écrouler dans les jours à venir si rien n’est fait en mode urgence pour le réhabiliter. C’est le constat fait par le premier président de cette haute juridiction administrative, Félix Vunduawe Te Pemako, au terme d’une visite d’inspection, effectuée hier jeudi 10 mars sur le lieu. Il était accompagné du procureur général du parquet de cette juridiction, Octave Tela, de son directeur de cabinet, le professeur Noël Botakile, et du greffier en chef de cette juridiction.

Face à la dégradation progressive de l’état de certaines pièces de ce bâtiment, il était question, pour le premier des juges du Conseil d’Etat, et pour le patron de son parquet, d’y effectuer une visite d’inspection. Ils devraient ainsi être assistés des ingénieurs qualifiés, question de se faire une idée exacte sur le niveau du risque d’écroulement que court cette bâtisse de quatre niveaux.

Le constat fait au terme de la ronde est très alarmant : « Le problème est assez grave et appelle une intervention urgente« . La salle d’audience du premier niveau du bâtiment abritant le Conseil d’Etat présente des anomalies structurelles.

Les deux personnalités sont arrivées au constat que cette pièce, qui est parmi les plus visitées du bâtiment, connaît une flexion dangereuse de sa dalle. *

VIVEMENT UNE INTERVENTION

« La dalle est en hourdis, c’est-à-dire à corps creux. Ce type de structures a des éléments porteurs à faible inertie, des poutres noyées dans la dalle. Son épaisseur ne peut dépasser 24 centimètres. Avec la portée de cette salle qui est d’environ 11 mètres, il y a danger puisque la dalle est en train de vibrer et la poutre porteuse présente déjà des fissures« , a indiqué l’ingénieur Bob Koffi, du bureau d’études Betsaleel.

Au-delà de cette pièce, la cave de ce bâtiment, sa toiture et certaines de ses pièces, situées au 3ème niveau, affichent des fissures. Assistant ces quatre personnalités dans leur visite d’inspection, l’architecte Constant Luzitu du bureau d’études Betsaleel a affirmé que « ce bâtiment n’inspire pas confiance« .

Il a mis plusieurs minutes à expliquer à ces personnalités le danger qui guette cet immeuble de quatre niveaux. « Au niveau de la toiture, il y a des soucis concernant la vitesse d’écoulement d’eau, l’étanchéité et la gestion des évacuations pose problème », a expliqué l’ingénieur civil Bob Koffi.

IL FAUT AGIR MAINTENANT

Au terme de cette visite, ces experts en construction ont promis d’approfondir les études de ce bâtiment pour identifier la source du défaut et dégager les moyens de le réparer. « Nous allons consulter les éléments de structure pour comparer le fonctionnement effectif du bâtiment au fonctionnement prévu dans les plans. Les dalles fléchissent, mais cette flèche est insignifiante et ne peut donner lieu à une vibration perceptible. Il faut agir maintenant, alors que la déformation est encore élastique. La phase plastique étant irréversible avant la dernière phase dite de rupture« , a conclu Bob Koffi.

Selon un communiqué du service de communication du Conseil d’Etat, il n’est pas exclu que les responsables puissent décider, dans les prochains jours, de la réduction de la fréquentation de ce bâtiment pour éviter que le pire n’arrive. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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