Jean Mabi Mulumba : «Mon ambition est de réformer Bceco pour en faire une véritable agence de développement»

Le nouveau Directeur général du Bureau central de coordination (BCECO) a pris ses fonctions hier mercredi 9 février à Kinshasa. Succédant à Gaspard Kasengo, Jean Mabi Mulumba place son mandat sous le signe de la réforme, résolu fermement de restaurer la crédibilité de cette agence publique auprès de bailleurs de fonds qui l’ont longtemps soutenue. 

«Mon ambition est tout d’abord de reformer BCECO pour en faire une véritable agence de développement. Une agence capable d’accompagner le chef de l’Etat dans la mise en œuvre de sa vision de développement du pays», a déclaré à la presse Jean Mabi Mulumba, au cours de la cérémonie de remise et reprise.

«Je tiens également à restaurer la crédibilité de BCECO, en renforçant la transparence et la redevabilité, précise-t-il. Nous comptons ainsi publier tout ce que nous faisons, mettre l’information à la connaissance du public et de nos autorités. Nous allons également nous atteler à rendre compte».

Fiabiliser à nouveau BCECO

A travers cette dynamique, Jean Mabi Mulumba estime qu’il pourra ainsi fiabiliser à nouveau BCECO auprès des bailleurs de fonds, comme la Banque mondiale, qui l’ont longtemps soutenu depuis sa création en 2001. Mais, au fil du temps, reconnait-il, cette agence avait fini par perdre sa crédibilité, au point de susciter la méfiance et la désertion de ses partenaires privilégiés.

C’est dans ce contexte que le nouveau patron de BCECO veut apporter sa touche pour permettre à l’agence de renaître et d’attirer à nouveau ces bailleurs de fonds et leurs financements. Pas que. Jean Mabi Mulumba compte aussi investir dans l’homme, dans le personnel de l’entreprise en veillant à améliorer le social pour permettre aux cadres et agents de Bceco d’évoluer dans un environnement sain et rassurant qui permettra de booster la production.

Renforcer les capacités du personnel

Le nouveau Directeur général de Bceco est donc d’avis qu’il ne pourrait reformer l’agence seul. D’où, la nécessité de collaborer avec le personnel local, dont il apprécie l’expertise dans le domaine. Jean Mabi Mulumba s’attend ainsi à renforcer les capacités du capital humain tout le long de son mandat pour le rendre performant.

Reconnaissant à l’égard du président Félix Tshisekedi, qui a accepté de lui confier la lourde tâche de conduire une si grande institution, le Directeur général de BCECO s’engage à ‘‘accompagner le chef de l’Etat dans son combat pour faire sortir le pays de la pauvreté’’.  D’où, compte-t-il mettre à contribution Bceco dans les efforts de réalisation du programme local visant le développement des 145 territoires du pays.

La tâche lui sera-t-elle facile ? «Rien n’est facile au monde», rétorque Jean Mabi Mulumba, conscient qu’il a en face «un défi à relever, voire un grand challenge qui n’est pas insurmontable». «C’est dans les difficultés qu’on trouve des opportunités pour aller de l’avant… Et nous sommes d’avis que nous allons arriver à bon port», conclut-il.       Yves KALIKAT

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